‹ CombourChapitre 3 sur 82 · Mémoires d'Outre-Tombe, édit. de 1860, I · texte numérisé non relu

Mémoires d'Outre-Tombe, édit. de 1860, I

teaubriant1, « tourna les yeux sur Combourg, que plusieurs branches de sa famille avaient possédé par des mariages avec les CoëtquenA » A l'appui de son dire, il cite une prétendue famille de Coëtquen-Châteaubriand qui n'exista jamais et il fait la duchesse de Duras, Maclovie de Coëtquen — celle-là même qui vendit Combour à son père en 1761 — « née dune Chateaubriand3, » tandis qu'elle était en réalité fille de Marie Loquet de Grandville4. Avant l'acquisition de Combour par le père de Chateaubriand, aucun membre de sa famille n'avait possédé cette terre.

Comme tous les poètes, Chateaubriand exagère encore quand il écrit du château de Combour : « Douze êtres vivants disparaissaient dans ce manoir, où Ton aurait à peine aperçu cent chevaliers, leurs dames, leurs écuyers, leurs varlets, les destriers et la meute du roi Dagobert5. » Le château de Combour était certainement une belle forteresse, mais bien inférieure cependant à nos grands châteaux du moyen-âge tels, par exemple, que ceux de Vitré et de Fougères.

On a prétendu aussi qu'il avait inventé les noms de la rivière de la Dore et de la tour du More :

Ma sœur, te souvient-il encore Du château que baignait la Dore,

1. Remarquons ici que le nom de la ville de Chûleaubriant et celui de ses anciens barons se terminent par un t, tandis que la famille actuelle de Chateaubriand, bien qu'issue sans conteste des barons dudit lieu, écrit son nom par un (/.

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