Ibidem
Mais en dotant ainsi les moines de son nouveau prieuré, Rivallon n'oublia pas le prêtre desservant l'église paroissiale de Combour; il voulut que les Bénédictins cédassent au recteur de Combour la sixième portion de tout ce qu'il leur donnait et qu'ils lui laissassent les oblations entières présentées à l'autel pendant le saint sacrifice de la messe l.
L'on voit par ce qui précède que, comme toutes les églises paroissiales de ce temps, celle de Combour se trouvait au xie siècle entre les mains de seigneurs laïques, au moins quant à ses revenus ; nous allons voir ce triste état de choses s'accentuer encore.
A la fin de ce xie siècle l'église de Combour était fâcheusement devenue la propriété de deux familles qui s'en partageaient les revenus : la famille des Guitmond et celle de Rivallon; parlons d'abord de la première :
Guitmond, fils de Gausbert, jouissait de la moitié de cette église : « mais parce que lui et ses pères l'avaient eue par voies simoniaques, il avoit làdessus de terribles remords de conscience. Les plus gens de bien qu'il consulta lui conseillèrent de s'en défaire en faveur des serviteurs de Dieu, et il n'en trouva point qu'il lui parussent plus saints ni plus clignes de l'avoir que les religieux de Marmoutiers. Il leur en fit donc un don du consentement de Guillaume et de Boutier, ses fils, et de Roséine, son épouse. Guitmond et Guillaume, son fils, qui étoit déjà prêtre, poussèrent les choses plus loin; car, dégoûtés du monde, ils vinrent à Marmoutiers et supplièrent avec instance l'abbé et les religieux de