‹ CombourChapitre 66 sur 82 · D. Morice, Pveuv. de l'IIist. de Bret-, I · texte numérisé non relu

D. Morice, Pveuv. de l'IIist. de Bret-, I

moines de Marmoutiers jouirent paisiblement de l'église Notre-Dame de Combour pendant plusieurs années. Mais après la mort de ce seigneur, Haimon, son fils, « eut la témérité d'enlever de dessus Tautel une oblation qui y avoit été faite, disant qu'il n'avoit point confirmé la donation de son père. Cette action sacrilège parut si impie à l'évoque qu'il l'excommunia, et cette excommunication fut aussitôt suivie d'une maladie mortelle. Alors Haimon, sentant la main de Dieu qui l'avoit frappé, lui demanda pardon avec de très grands sentiments de componction et fit reporter par son médecin le don sur le même autel d'où il l'avoit ravi. Haimon Le Chat, son oncle, qui l'avoit porté à cette violence, éprouva une punition de Dieu encore plus sensible. Etant dans le prieuré de Combour, il perdit la parole depuis neuf heures jusqu'à minuit. Cependant lès religieux offrant à Dieu leurs prières pour lui, il recouvra la parole. Le premier usage qu'il fit de cette grâce fut d'appeler le prieur, qui se nommoit Etienne, et ses frères. Il demanda pardon à Dieu et supplia les religieux de lui donner leur habit, ce qu'ils lui accordèrent; en même temps il renonça à toutes ses prétentions, du consentement d'Aremburge, son épouse et de son fils Even : ceci arriva l'an 1132 ». »

Mais les Bénédictins n'étaient pas au bout de leur lutte contre les simoniaques.

Lorsque Guitmond, fils de Gausbert, avait le premier cédé aux moines sa moitié de l'église de Combour, une noble dame, Orvenne, femme d'Hamon, avait confirmé cette donation en livrant

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