D. Mariènc, Hist. de Marmoutiers, I
aux religieux les cordes des cloches de cette église l. Or cet Hamon était tout simplement le prêtre desservant l'église de Combour; suivant un usage que les Papes s'efforçaient d'abolir, il était marié et avait trois fils, Jean dit le Moine, Hingant et Orric; il avait aussi une fille appelée Flandrine, pour le repos de Târne de laquelle Orvenne fit un don à l'église de Combour. Cette Flandrine mourut au château de Hédé, et Orvenne voulut qu'elle fût inhumée dans le cimetière des religieux, probablement au prieuré de Combour; à cette occasion, Hingant, frère de la défunte, vint à Marmoutiers, confirmer la donation faite par sa mère 2.
Après la mort du prêtre Hamon, son fils Hingant, prêtre lui-même, continua de desservir l'église de Combour; il finit néanmoins par reconnaître la fausseté de sa position; il renonça entre les mains de Donoald, évêque d'Aleth, à l'administration de la paroisse et à tous ses prétendus droits sur l'église; son frère Jean fit une semblable soumission, et, à leur prière, Donoald confia aux religieux de Marmoutiers le soin de régir la paroisse de Combour3.
Mais il y avait encore d'autres simoniaques à chasser de l'église de Combour.
Nous avons vu précédemment les Bénédictins offrir l'entrée de leur monastère à Boutier (Buterus) fils de Guitmond, lorsque ce dernier se désista de ses prétentions sur l'église Notre-Dame. Ils avaient fait davantage : ils avaient laissé la jouissance de cette église au prêtre Guillaume, frère de Boutier, à sa vie durant. Or au décès de Guillaume, loin