‹ CombourChapitre 69 sur 82 · D. Morice, Preuv. de l'IIist. de Bret., I, 567 et · texte numérisé non relu

D. Morice, Preuv. de l'IIist. de Bret., I, 567 et

bour. Il est vraisemblable que Simon mourut encore jeune, et l'on vit alors son frère aîné Thomas s'emparer de cette tierce partie des revenus de l'autel, contre toute justice, puisqu'à la mort de Simon cette portion devait tout naturellement revenir aux moines de Marmoutiers. Il parait toutefois que Thomas ne persévéra pas trop longtemps clans sa mauvaise action, car c'est une charte de Jean de Dol, sire de Combour, qui succéda en 1137 à Gilduin, son père, qui nous fait connaître la restitution de son chevalier Thomas Boutier, « miles meus Thomas Boteri. » Cette restitution se fit très solennellement entre les mains de Guillaume de Vitré, prieur de Combour (qu'on retrouve ailleurs en 1145); elle fut confirmée par les enfants de Thomas, Jean et Etiennette femme de Guillaume de Langan, et par ses neveux fils de Raoul de la Bouexière. Thomas Boutier et son fils Jean donnèrent au prieur de Combour l'investiture de ce qu'ils lui restituaient en posant un livre missel sur l'autel. Par bienveillance et en esprit de charité, Guillaume de Vitré admit Thomas et son fils au bénéfice des prières de ses religieux, leur offrit un palefroi et une belle somme d'argent, et s'engagea, enfin, à les recevoir l'un et l'autre dans son monastère s'ils voulaient un jour prendre l'habit religieux. Cet acte de restitution eut de nombreux témoins : ce fut, outre Jean de Dol, seigneur de Combour, les prieurs de Marmoutiers, de Dinan et de Fougères, et un grand nombre de Taïques, tels que Thomas de Saint-Ouen, Hervé de Gahart, Garnier de Saint- Médard, Ricard de Lanrigan, Haimon de Tramel, Guégon de Riniac, Even Le Chat, etc. •

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