D. Morice, Preuves de l'IIist. de Bret., L
Ce nom de Riniac — un village s'appelle encore ainsi en Combour — nous rappelle qu'avant cette époque, à une année du xi° siècle qu'on ne peut déterminer, Adam de Riniac, fils d'Urvod, et Holèdre, son neveu, avaient fait don au prieuré de Combour de tout ce qu'ils prétendaient avoir de droits sur l'autel de l'église Notre-Dame de Combour1.
Pour en finir avec toutes ces restitutions, qui peignent bien le singulier état dans lequel se trouvaient nos églises aux xie et xne siècles, relatons encore ce fait contemporain de l'acte de Thomas Boutier.
Normand de Listré, Georges son frère et Geoffroy fils de Normand prétendaient avoir droit à la dime de Tramel en Combour, appartenant en réalité aux Bénédictins de la Trinité; Raoul, prieur de Marmoutiers, étant venu à Combour, ces chevaliers, frappés d'excommunication, vinrent à résipiscence et renoncèrent à leurs injustes prétentions en remettant, comme signe d'investiture, un bâton de laurier à Guillaume, prieur de Combour ; celui-ci leur donna 30 sols par esprit de charité, et le baron de Combour, Jean de Dol, s'empressa de confirmer par son sceau cet acte de restitution dont fut témoin Tuai du Val2.
A partir de ce milieu du xn° siècle, l'administration de la paroisse de Combour et la jouissance des revenus de son église furent définitivement réglés : les Bénédictins du prieuré de la Trinité recueillirent les deux tiers des revenus et aumônes provenant d'oblations, confessions, mariages, prières, con-