LES MÊMES, MADAME LEGROS
MADAME LEGROS. — Bonjour, madame.
MADAME BiDARD. — Conimeiil, madame Legros, c'est vous! par quel hasard? Permellez donc... (Elle l'embrasse). Comment vous porlez-vous? et M. Legros? Henriette, débarrassez madame Lcgros de son manteau. Vous dînez avec nous?
MADAME LEGROS. — Jc ne puis avoir ce plaisir aujourd'hui.
MADAME BIDARD. — Pourquoi ça ?
MADAME LEGROS. — Parcc quc jc n'ai pas prévenu à la maison; on serait inquiet. J'étais sortie ce matin pour faire un tour; et, quand j'ai vu le beau temps, je me suis dit : Je vais en profiter pour aller rendre une petite visite à madame Bidard.
MADAME BIDARD. — Et VOUS voilà. Faut avoir souvent des idées pareilles, madame Legros.
MADAME LEGROS. — Mais VOUS éticz occupéc; jc vous demande pardon si je suis indiscrète.
MADAME BIDARD. — Pas (lu [out; c'cst moi, au contraire, qui vous demande bien pardon de vous recevoir ici ; nous allons passer dans le salon si NOUS permettez...
MADAME LEGROS, reteimiil madame Uidard.— Non pas, madame, nous sonmus ici au parfait ; jf
di COMÉDIES BOURGEOISES.
me relire si vous failes la nioiiulrc céréinoiiic, je vous en préviens.
MADAMK BiDARD. — Donnez-vous Qu moius la peine de vous asseoir.
MADAMK LEGRos. — Je suis jjersuadéo que je vous dérange.
MADAHK EiiiARD.— Vous plaisautez. . . Ilcnrielle!
HESRiKTTK. — Madame?
MADAMi; liiDAiîi). — Deseeudez en lias dire que je n'y suis pour personne.
HiiNRiiîTTi;. — Oui, madame. {Elle sort.)