‹ Comédies bourgeoisesChapitre 12 sur 77 · LES MÊMES, MADAME LEGROS · texte numérisé non relu

LES MÊMES, MADAME LEGROS

MADAME LEGROS. — Bonjour, madame.

MADAME BiDARD. — Conimeiil, madame Legros, c'est vous! par quel hasard? Permellez donc... (Elle l'embrasse). Comment vous porlez-vous? et M. Legros? Henriette, débarrassez madame Lcgros de son manteau. Vous dînez avec nous?

MADAME LEGROS. — Jc ne puis avoir ce plaisir aujourd'hui.

MADAME BIDARD. — Pourquoi ça ?

MADAME LEGROS. — Parcc quc jc n'ai pas prévenu à la maison; on serait inquiet. J'étais sortie ce matin pour faire un tour; et, quand j'ai vu le beau temps, je me suis dit : Je vais en profiter pour aller rendre une petite visite à madame Bidard.

MADAME BIDARD. — Et VOUS voilà. Faut avoir souvent des idées pareilles, madame Legros.

MADAME LEGROS. — Mais VOUS éticz occupéc; jc vous demande pardon si je suis indiscrète.

MADAME BIDARD. — Pas (lu [out; c'cst moi, au contraire, qui vous demande bien pardon de vous recevoir ici ; nous allons passer dans le salon si NOUS permettez...

MADAME LEGROS, reteimiil madame Uidard.— Non pas, madame, nous sonmus ici au parfait ; jf

di COMÉDIES BOURGEOISES.

me relire si vous failes la nioiiulrc céréinoiiic, je vous en préviens.

MADAMK BiDARD. — Donnez-vous Qu moius la peine de vous asseoir.

MADAMK LEGRos. — Je suis jjersuadéo que je vous dérange.

MADAHK EiiiARD.— Vous plaisautez. . . Ilcnrielle!

HESRiKTTK. — Madame?

MADAMi; liiDAiîi). — Deseeudez en lias dire que je n'y suis pour personne.

HiiNRiiîTTi;. — Oui, madame. {Elle sort.)

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