SCÈNE H
THÉODORE, .seul.
Tiens, liens. ..ma lionne petite Olympe... trésor, va!... Je ne sais pas, vraiment, si c'est que je dors... Non... non... je ne dors pas du tout... quel Ijonlieur!
scÉXE m.
THÉODORE, M. LASSERRE, une lasse à la main.
THÉODORE. — Bonjour, monsieur Lasserre.
M. LASSERRE. — Moiisicur Théodorc, je suis bien votre serviteur.
THÉODORE. — Ah! monsieur Lasserre, si vous saviez ce qui ni'arrive.
M. LASSERRE. — Est-cc quelque chose... qui... que...?
THÉODORE. — Ce n'est rien de tout ça: mais non... non... non... monsieur Lasserre, ce n'est rien...
M. LASSERRE. — Cc scra alors comme vous voudrez, monsieur Théodore, comme vous voudrez... Jaurais besoin, mon cher monsieur, d'une nouvelle petite tablette dans mon alcôve.
THÉODORE.— Vous Faurcz, mousleur Lasscrre... vous en aurez bien d'autres, si vous voulez; vous en aurez, des tablettes, tant que vous en voudrez, des tablettes!
M. L issERRE. — Laisscz-mol parler... Je ne vous en demande et n'en ai réellement besoin que d'une seule, de deux pouces moins longue que la dernière... Ce serait dimanche...
THÉODORE. — Dimanche... lundi... mardi... qu'est-ce que ça me fait à moi, à présent !
M. LASSERRE. — Ça me fait mieux le dimanche.
THÉODORE. — Voulez-vous cc soIr ?
M. LASSERRE. — .J'aimc mieux, je vous dis, le dimanche... Je n'ai pas encore fait mes dispositions... Mais quelle heure est-il donc, monsieur
Tliéodore? Je me suis donc levé de bien bonne lieure, que vous voilù encore ici ?
THÉODORE. — C'est nioï qu'est en retard aujourd'hui... Monsieur Lasscrre, je monte à ma cliambre cliercUcr mon déjeuner, et je m'en vas... Ali ! monsieur Lasserre, quoi bonlieur!... Bonjour, monsieur Lasserre.
M. LASSERRE. — Volrc scrvitcur, monsieur Théodore.
THÉODORE.— Adieu, monsieur Lasserre. {Il sort.)
M. LASSERRE. — Dc tout mou cœur, monsieur Théodore... Mais qu'est-ce qu'il a donc, ce jeune homme?... Il est fou!... il a failli vingt fois jeter ma lasse à terre. Allons, la lailière sera peut-être partie... Diable de jeune écervelé, va!... {Il sort.)