‹ Comédies bourgeoisesChapitre 57 sur 77 · DÉSIRÉE, M. GODINOT · texte numérisé non relu

DÉSIRÉE, M. GODINOT

GODi>OT. — Ah ça! décidément, M. Camaret se moque de nous, n'esl-il pas vrai? C'est chez lui un parti pris, n'est-ce pas?

DKsiRÉu. — C'est pas non plus tant de leur faute, allez.

GODUNOT. — Comment! pas de leur faute? Et voilà cinq heures d'horloge que nous sommes à croquer le marmot! Ne me dites donc pas que ce n'est pas de leur faute, vous me feriez sauter aii plafond! Quand rien n'était plus simple, comme je vous le disais ce malin, que de se dégager. Cela se voit tous les jours, et on ne laisse pas ainsi toute une société le bec dans leau ; c'est de la dernière indécence !

niisiRKE. — Imaginez-vous...

GoniNOT. — J'aurais préféré dire: « Je ne puis pas y aller. »

DKsiRiiK. — Moi aussi.

GODi^oT. — Et mon neveu ne serait pas là-bas à se morfondre, sans savoir si jamais on l'ira relever.

DÉsiRKE. — Pauvre jeune homme!

GODi^oT. — El quelle chance avons-nous, à présent, pour trouver des voitures? Aucune.

DKsiRKE. — Imaginez-vous, monsieur Godinot, qu'au moment de partir...

G0Di>0T. — Ce n'est pas la première fois qu'il nous joue de ces tours-là, M. Camarel; il est coutumier du fait. Donnez-moi, s'il vous plaît, un mauvais torchon.

DÉSIRÉE. — Pourquoi faire?

GODixoT. — J'ai marché dans je ne sais pas quoi; cela m'est désagréable.

DKSiRÉE. — Tenez.

GODINOT. — Dien obligé. C'est véritablement, de leur part, un manque de procédés qui m'étonne au dernier point.

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