‹ Comédies de châteauChapitre 51 sur 72 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

MARGOTTON, BA LANÇON.

BALANÇON, ouvre la porte, le mannequin lui tombe dans les bras.

A l'assassin ! Ah ! gredin! Je te tiens enfin, tu te livres. (Il se bat avec le mannequin.) Tu ne sortiras pas d'ici vivant 1 Je suis armé et je vais te brûler la cervelle... Tiens ! (li tire la gâchette de son pistolet qui rate.) MargOtton, ton arme !

MARGOTTONj donnant son pistolet.

Voilà, monsieur !

BALANÇON, le prenant et le tirant.

Tiens, brigand ! (L'arme rate.) Ah ! fatalité! Je crois que j'ai oublié les capsules. Margotton, pendant que je le tiens, va dans ma chambre, tu te dirigeras vers mon lit, tu trouveras la table de nuit et dans le tiroir du haut... du haut, entends-tu? il y a une boîte pleine de capsules. Va vite! Car le gaillard est de taille, et j'ai toutes les peines du monde à le maintenir... Ahl brigand, canaille !

On entend du bruit dans la chambre de M. Balançon.

MARGOTTON.

Monsieur, je n'irai pas... il y a quelqu'un dans votre chambre, j'ai peur.

BALANÇON

Tu as peur ! Mais, malheureuse, il le faut, entends-tu ?

OU bien ton maître va être assassiné sous tes yeux; Margotton, je t'en supplie, sauve-moi et si tu veux te marier, je te doterai ; je n'ai pas d'enfant, tu seras ma fille...

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