SCÈNE VII
Les mêmes, CHARLES.
MADAME PLUMASSARD .
Charles, ton père me dit que tu veux épouser Louise, est-ce bien sûr? {Plamassard fait signe à son fils de dire oui.)
CHARLES
Oui, mère.
MADAME PLUMASSARD.
As-tu bien pensé? Sais-tu qu'elle n'a rien et que les commencements de votre ménage seront difficiles? Nous ne pouvons pas te faire une forte pension... Avec une demoiselle riche, tu n'aurais pas eu ce désagrément-là.
CHARLES
3Ière, quand tu as épousé mon père, as-tu pensé qu'avec un autre tu aurais pu marcher sur des tapis et porter des dentelles ? Je vous ai souvent entendus vous rappeler les premiers temps de votre mariage. Laissez-moi être aussi heureux que vous l'avez été. (l/.e^»mrfa?w^ P/ttwassard attendris se regardent et se serrent la main.)
MADAME PLUMASSARD, apvès Wl tempS.
Plumassard, je me suis conduite comme une sotte. C'est toi le père, c'est à toi de décider; si tu ne veux, pas, c'est que tu auras de bonnes raisons.
PLUMASSARD.
Non, ma Suzanne, je n'ai pas de bonnes raisons, et toi?
MADAME PLUMASSARD.
Moi? Je veux que notre fils soit heureux, et qu'il rende à ses enfants ce que nous faisons pour lui!
CHARLES, lui sautant au cou.
Merci, mère. (A l'oreille de son père en l'embrassant.) Tu disais que ce serait difficile? Mais cela va tout seul!
PLUMASSARD, s'essuijant le front.
Tu crois ça? Eh bien, tu te trompes... Où donc est Louise?
CHARLES, vivement.
Je vais la chercher.
PLUMASSARD , le retenant .
Non, attends... (appelant) Louise!
MADAME PLUMASSARD, triomphante.
Eh bien, si nous quittons le pays à présent, y a-t-il des gens qui vont être vexés !