‹ Comédies de paraventChapitre 3 sur 72 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

leur du théâtre, ravi d'ailleurs de mon succès, me signa spontanément le lendemain un traité pour une pièce comique, en trois actes... Je l'ai encore, — ce traité.

Du reste, le théâtre en a été hien puni ; six mois après, on l'a démoli; on a construit à la place une maison de rapport, avec un marchand de vin au rez-de-chaussée. Sic transit gloria mundi.

Cassandre pendu n'est pas le produit inutile de quelque hallucination artistique; Cassandre pendu est un refusé du concours Crescent en 1874. Il serait curieux de savoir ce que sont devenus les poëmes faits en vue de ce concours.

Quelques-uns ont eu la honne fortune de rencontrer des musiciens de talent; mais les autres?

C'est pourquoi je livre Cassandre aux méditations des jeunes gens à l'àme musicale, à qui des circonstances variées, mais également adverses, interdisent la pratique des partitions à grand

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orchestre, .l'ai loiiidiirs vvyr Cassa inl re arj'ompagné pnr un piano, une clai-iiiette. un triangle, une guitare et un violon. Si j'en avais eu le temps, j'aurais écrit sur ce poëme innocent une partition falote, la seule qui lai convienne. Puisse un plus heureux n'alisri' mon l'ève !

Ma tante était appelée à de hautes destinées. Adolphe Dupuis. alors à Saint-Pétershourg en même temps que moi. m'avait demandé un acte à deux personnages pour le jouer avec madame Pasca. au palais Anitchkof, chez le grand-duc héritier, actuellement l'empereur Alexandre III. J'écrivis Matante, qui fut agréée ; mais un deuil de cour empêcha la représentation d'avoir lieu au temps fixé; ensuite, madame Pasca avait quitté Pétershourg... Bref, ma pièce n'eut pas l'honneur promis, d'être représentée devant des tètes couronnées.

VjU 1877. M. le comte d'Ilaussonville vint nn'

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voir, et me demanda cet opuscule, pour le faire figurer dan« une grande solennité au bénéfice des Alsaciens-Lorrains à la salle Ventadour. Ce nélait plus devant des tètes couronnées quil s'agissait dêtre réprésenté, mais les acteurs devaient être mademoiselle Croisette et MM. Delaunayou Febvre. C'était pour moi un honneur différent. — pas moindre. — et jacceptai avec reconnaissance. Nous partions en ce moment pour faire un petit voyage en Russie, et je remis ma pièce avec ses intérêts aux soins de M. le comte d'Haussonville. Le programme fut dressé, imprimé, distribué. — jen possède un exemplaire, devenu une sorte de curiosité, — et finalement, pour des raisons que je n'ai jamais connues, la fête n'eut pas lieu : les .Msaciens-Lorrains n'y perdirent rien, car on trouva quelque autre moyen de leur venir en aide, mais ma pièce n'eut pas le bonheur de se voir interpréter par des artistes de la Comédie française. Qu\ sait ce qui fût arrivé, si alors ma prose eût passé par ces lèvres autorisées? Quels excellents conseils n'eussé-je pas reçus! Mais il parait que t^ n'était pas mon destin.

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L'Oisi'nii a étf' fait pour une représentation unique, une matinée au théâtre du Vaudeville, en 187;'). Cette petite pièce n'a été flonnée qu'une fois, en effet, mais c'est elle qui a fait connaître ù son auteur l'impression singulière et délicieuse des applaudissements éclatant à l'improvisto. au milieu du dialogue. Les pièces avec trois rôles de femme seulement sont assez rares: celle-ci n'est pas difficile à jouer. Le rùledela princesse Méryem comporte au choix un costume moderne, ou les vêtements de gaze brodée et de soie éclatante des femmes de l'Orient.

Les Cloches cassées virent le jour dans des circonstances assez originales. A l'instigation du

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