‹ Comédies de paraventChapitre 4 sur 72 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

directeur cKalors. j'avais présenté au tliéàtrc de rOdéon une pièce en cinq actes, tirée de mon roman Suzanne Nonnis. Cette pièce me fut rendue avecdes compliments fort aimables, et la demande d'un acte en prose, pour la remplacer.

Comme j'avais eu déjà le temps d'approfondir la vanité des engagements de ce genre, je ne songeai pas une minute à écrire la pièce demandée, convaincue qu'une fois écrite, elle ne serait pas plus représentée que l'autre. Trois mois après, cependant, le repos de notre villégiature à Gréville fut troublé par l'arrivée d'une lettre émanant du secrétariat de l'Odéon.M.Duquesnel me faisait demander immédiatement le manuscrit de la pièce que je lui avais promise, afin de la mettre en répétition.

C'était donc sérieux? Cela en avait tout l'air. Immédiatement? Mais il n'y en avait pas une ligne d'écrite, et j'avais une migraine des plus intenses.

Tant pis, me dis-je : et puis, je connais les usages, — ma pièce fùt-elle un chef-d'œuvre, elle n'en seraitpasjouéedavantage, j'y renonce. N'y pensons plus.

Pendant le déjeuner, au({uel j'assistais sans y participer, M. Durand-Grévillemedemanda,avec

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