SCÈNE VI
m""' 3IULLER, BALDAUF.
BALDAUF.
Que se passe-t-il donc, madame Muller? Maître Wolfcarius est tout bouleversé, et il a failli me renverser en sortant.
M™' MULLER
Ah ! vous voilà, mademoiselle ; c'est bien heureux... Je suis perdue, ruinée, et c'est à vous que je le devrai.
BALDAUF.
A moi, madame?
M™' MLLLER.
Faites donc l'ignorante ! Ne savez-vous pas que Stéphan et Arnold se sont pris de querelle, et qu'à cette heure il y en a peut-être un de moins au monde?
BALDAUF.
Que me dites-vous là, et en quoi ai-je pu être le
cause de cette dispute?
m""' MULLER.
La belle question, en vérité! Arnold vous adresse une de ces galanteries, comme j'en accepte vingt fois par jour de maître Wolfcarius. Au lieu de vous y prêter... avec modestie, comme j'en agis avec maître Wolfcarius, vous vous sauvez comme une sotte; votre pruderie pique Arnold au jeu : il vous parle... en termes un peu cavaliers, j'en conviens... Stéphan le provoque...
BALDAUF.
Ah !
m""' MULLER.
Ils sont sortis pour se battre... ils se battent... et voilà comment, grâce à votre coquetterie, ma restauration sera fermée demain.