‹ Comedies de paraventChapitre 202 sur 224 · ACTE III. — SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III. — SCÈNE II

LA MARQUISE, au comte.

Qu*a donc Antoneili ce soir? On dirait qu'il a avalé sa cravate.

LE COMTE

Je n'en sais rien. La maman de Svivia lui aura peut-être fait quelque avanie.

LA MAROtlSE.

Croyez-vous?... Oh ! il m'intéresse! f Elle continue à causer à voix basse avec le comte.)

Ah çà ! marquis, m'expliquerez-vous lé zoli tour que vous m'avez zoué tout à l'heure?

Moi?

Oui, vous.

LE MARQUIS

ANTONELLL

LE MARQUIS

Je n'y suis pour rien, je vous assure. Je vais chez la comtesse en sortant du Club... Elle me prie defrappertroiscoupsdans mes mains... je frappe... et vous paraissez subitement comme un diable de tabatière !... Voyons, est-ce que je pouvais me douter que vous étiez là?

ANTONELLT.

Vraiment ! elle né vous avait pas dit...

LE MARQUIS

Pas un mot, sur ma parole... Mais vous, comment vous trouviez-vous dans le boudoir?

ANTONELLi, avec fatuité.

C'est moun secret, marquis.

LE MARQUIS

Très-bien ; mais le bandeau, le bandeau? Qui Tavait placé sur ces yeux, dont un regard suffit...

C'est moun secret, vous dis-ze.

LE MARQUIS

J'entends. C'est précisément pour cela que je vous le demande.

ANTONELLI

A quoi bon ? Ne l'avez-vous pas dézà deviné ? C'est la coumtesse, parbleu î (Georges écoute avec attention.)

LE MARQUIS

Pas possible î

ANTONELLI

Oui, moun cer marquis. Ze ne souis pas de ces zens, vous lé savez, qui mettent tant de façons à attaquer oune belle.

GEORGES, souriant.

Comme moi, n'est-ce pas ?

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