ACTE III. - SCÈNE VI
ANTONELLI, continuant.
C'est la counfidente dé vos plous intimes pensées, c'est la seule dont vous né pouissiez être zaiouse... Et quelle femme soupérieure, marquise! Ce n*est pas comme la coumtesse, oune de ces ennouyeuses proudes, qui se renferment dans lou cercle étroit dé leur ménaze et de leurs petits présouzés... Elle voit les çozes dé haut, eWe les doumine dé toute la pouissance dé soun esprit et dé sa beauté.... Que vous dirai-ze? C'est la plous belle et la plous aimable!.... Et vous voudriez que ze n'adore pas oune aussi adorable personne? Vous voudriez que z'aie pou la voir, sans être soubzougué par ses carmes et sans loui donner moun cœur et ma vie?... Il n'est plous temps, marquise, mon cœur et ma vie né m'appartiennent plous !
LA MARQUISE
Savtz-vous, prince, que je serais presque tentée de répéter à.... à mon amie tout le bien que vous pensez d'elle?
ANTONELLI
Pourquoi pas tout dé souite ?
LA MARQCISE.
Oh non,... ce serait un peu bien prompt; il faut que j'attende qu'elle soit moiqs entourée.
Ma, sa réponse, sa cère réponse, où pourrai-ze la recevoir... dé vous?
LA MARQUISE
Je ne sais ; les murs ont tant d'oreilles !
ANTONELLI
Ma, lou Bois?.... n'y allez-vous pas çaquezour?
LA MARQUISE
C'est en effet ma promenade favorite.
ANTONELLI
Me permettez-vous dé vous y rencoùntrer demain... par hasard?
LA MARQUISE
Demain , non. (A 'part.) Et le comte?... (A Antonelli.J Après-demain, si vous voulez. fA part.) D'ici là, je saurai à quoi m'en tenir.
ANTONELLI
A quatre heures, n'est-ce pas?
LA MARQUISE
Soit, à quatre heures.... A propos, cher prince, il me semble que je néglige un peu mes invités.
ANTONELLI
Ze né m'en souis pas aperçou.
LA MARQUISE
C'est possible, mais cela ne suffit pas... Allonsnous les rejoindre?
ANTONELLI
Volountiers... (A part.) Bravo, Antonelli î... En-