SCÈNE n
Et BaJdauf remplaça s^ns peine dans mes vers
La lune, le soleil, la brise et l'univers.
Elle fut désormais mon unique espérance,
Mon phare, mon trésor, mon dieu, ma providence,
Le songe de mes jours, le rêve de mes nuits,
L'ange consolateur de mes pâles ennuis.
L'étoile du berger si longtemps attendue,
La lampe sur mon front doucement suspendue,
L'ondine souriant au milieu des roseaux,
L'ombre de la forêt, la chanson des oiseaux,
Le parfum pénétrant de la verte campagne,
La voix que l'on entend le soir dans la montagne.
ARNOLD, l'interrompant.
Assez, assez; c'est une véritable litanie que vous me chantez là... Eh bien , mon cher poëte, je n'y mettrai pas tant de façons. C'est du reste là un morceau d'officier qui n'est pas fait pour des robins comme vous, et je vous ferai voir comment un capitaine enlève un cœur à la pointe de sa moustache.
WILHELM
Ah ! chassez loin de vous cette affreuse pensée ! (Maître Wo'.fcarius et Siéphan entrent en causant.)