SCÈNE III
cariuSf elle la remet sur le comptoir de M™* Millier et cause avec les étudiants.)
Ce n*est pas bien, Albrecht, de vous être fait refuser à votre examen ; votre oncle va vous en vouloir pendant six mois.
ALBRECHT
C'est votre faute, Baldauf... Quand Philéas m*a parlé de n)on âme, j'ai pensé à vos yeux, et ils m'ont compté pour deux boules noires.
BALDAUF,
Qu'a donc Charlotte, Peter? Je l'ai rencontrée ce matin ; elle m'a paru toute désolée.
PETER
Et vous savez bien, Baldauf, que Charlotte m'ennuie?
BALDAUF.
Fi le vilain ! Je ne veux pas que vous lui fassiez -de la peine, entendez-vous? Voyez Franz : je lui ai défendu de se griser, et maintenant il ne boit plus que de l'eau claire.
FRAKZ.
Ah ! Baldauf, je boirais le Danube, si vous l'exigiez !
BALDAUF.
Qu'avez-vous donc, Wilhelm? Depuis quelque temps vous changez à faire peur.
WrLHELM.
Ne me demandez pas le secret de mon âme : H me brûle le cœur, mais je saurais, madame, Plutôt que d'encourir votre injuste dédain, Me tuer à vos pieds et mourir en Komain.
ARNOLD
Oui, ma belle, ce pauvre Wilhel m meurt pour vous d'un amour classique et alexandrin... Savezvous bien que vous êtes aujourd'hui jolie comme un cœur? (Il s'approche vivement d'elle — Baldauf s' esquive.)