I. — ni
CD MEDIES
EDGARD
Avec sa sœur, madame Dhennebon, qui a toujours eu beaucoup d'amitié pour moi !
M. DE ROUVRAY
Eli bien! tu es ici chez elle... c'est une question de familks cela se traite avec les grands-parents ; présente-lui ma demande ; je vais m'occuper de ces trente mille francs que je tâcherai de l'avoir pour aujourd'hui ou demain.
EDGARD
C'est trop de bonté!... et un pareil service!...
M. DE ROUVR-U'.
N'est rien!... à charge de revanche. (Apercevant Emilie qui entre par la porte à gauche.) La voici ! j'attends cliez moi de tes nouvelles, et la permission de me présenter.
(U son par le fond.)
EDGARD, à droite, et rêvant; EMILIE.
EMILIE, à part.
Mon pauvre mari!... ne pouvoir venir avec nous à Fassy,
et pour un motif comme celui-là!... (Apercevant Edgard.) Ah !
monsieur Edgard ! . . .
EDGARD
Je venais ici, madame, pour une affaire où votre mari veut bien s'employer pour moi, et je ne croyais pas avoir également un service à vous demander.
EMILIE
A moi?... Parlez, de grâce!
EDGARD
Un service qui vous étonnera peut-être beaucoup!... et je suis moi-même fort embarrassé pour aborder la question...
EMILIE
Est-ce de moi qu'il s'agit?
EDGARD
Presque... c'est-à-dire... c'est tout comme... car c'est de
anademoiselle votre sœur... (Voj-ant Esther, qui entre vivement ot ■tpnant un papier à la main; il s'arrête avec émotion.) G CSt elle!...
ESTHER, en l'apercevant, fait un geste de surprise.
Edgard !...
(Puis elle se reprend, et lui fait respectueusement la révérence.) EMILIE, à Edgard.
Eh bien ! monsieur, vous disiez...
EDGARD, à Emilie.
J'entre chez monsieur votre mari qui m'attend ; et apn' s ■cela, madame, si vous ùtes seule, si je ne vous gène point... je viendrai réclamer de votre bonté quelques moments d'entretien.
(il salue, et sort par la porte à gauclie.)
SCÈxNE III.