‹ Comédies, dramesChapitre 7 sur 170 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LÉOPOLD, DESROSOIRS, DULISTEL, ALBERTINE

CCELIE, sortant de la porte à droite.

CœLIE.

Le thé est prêt; je viens de le faire.

DULISTEL.

C'est bien heureux!... Desrosoirs, déjeunes-tu?

DESROSOIRS.

Toujours ! je suis venu pour cela ; car, moi qui ne suis pas comme toi dans les affaires, j'ai le bonheur de mourir de faim, (a Aibertine.) Je vcnais aussi vous rendre compte des commissions dont vous m'avez chargé. Mais, dans ce moment, impossible! avec un mari qui est pressé, avec mon estomac qui est pressé aussi!... Mais si je savais l'instant où madame sera visible?...

ALBERTINE

Tantôt, à une heure I... Je n'y serai que pour vous!

CQELIE, ù Dulistel, et regardant LéopolJ qui fait un geste d'irapatit-nce.

Et M. Léopold, que vous n'invitez pas.

LÉOPOLD

Je vous rends grâce !... j'ai déjeuné !

DESROSOIRS, à demi-voix.

Trî s-bien ! pour rester en tète à tète.

LÉOPOLD, de même.

.Monsieur!...

DESROSOIRS, de même.

Il n'y a pas de mal !

DULISTEL.

Eh bien, Desrosoirs... quand tu voudras ?.. . Je le préviens d'abord que je déjeune toujours en dix minutes.

(Il entre le premier dans la salle à manger, à droite.) DESROSOIRS, le suivant.

Comme Napoléon!... Vous autres grands hommes, vous ('les expédilit's... Moi, c'est différent; il me faut le temps.

(il fait passer devant lui Cœlie, qu'il salue, et revient à Albertine.y

Adieu, madame, à une heure : je serai exact.

lu sort par la porte à droite, après que Cœlie a passé devant lui.)

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