MARINE, LÉONORE, RODRIGUE, JEAN VINCENT
RODRIGUE
Si ce brave homme-là n'est blessé par la tête, . Je le suis plus que lui!... Madame, êtes- vous prête? Votre carrosse attend.
LÉONORE
Je suis prête à partir.
Mais, Marine, sans toi je n'y puis consentir : Me voudrais-tu quitter?
MARINE
Vous me devez connoître; Je vous suivrai partout, quand ce serait au cloître.
JEAN VINCENT, à RoJrigue.
Devant cjue de partir, il faut un peu manger.
RODRIGUE
La traite est longue; il faut promptement déloger. Un relais nous attend dans un bourg où madame Pourra faire un repas.
LÉONORE
En l'état où j'ai l'âme, Je n'en ai pas besoin.
MARINE
Quand j'ai l'esprit content, Je suis ainsi que vous; je ne mange pas tant.
COMÉDIES DU XVII e SIÈCLE 197