‹ Comédies en versChapitre 227 sur 231 · Madfmoispllp Geonres · texte numérisé non relu

Madfmoispllp Geonres

Tandis que, désertanl un autre boulevard,

Et changeant aujourd'hui sa quenouille en poignard ,

Le fronl brillanl encor d'une gloire nouvelle,

Lucrèce ' nous revient, et Tullie avec elle !

Nous voilà bienheureux!... nous allons maintenant

Lever dans l'opulence un fronl impertinent.

Nous allons à nuire aise, insouciants artistes, •

Faire il du public comme des journalistes !

Cela se dit, .Messieurs; on me l'a dit, à moi.

On vous L'a dit d( même, el nous savons pourquoi.

Quel bonheur de pouvoir, sans montrer de rancune,

Écraser l'Odéon sous sa bonne fortune!

Quel bonheur de pouvoir changer eu ennemis,

La presse el le public, ses deux meilleurs amis !.

On n'y parviendra pas. Messieurs, et, quoi qu'on lasse,

Nous conservons encor du crédit sur la place.

La presse et le public, quand seuls nous combattions,

Ciireni pendant deux ans, nos deux subventions.

Aujourd'hui, comme alors, ilssmii notre refuge,

Notre appui, noir.- espoir, el surtoul notre juge.

Je ne veux pas parler de cinq à si\ procès

1 . Madame Dorval joua d'abord le rôle de Lucrèce, puis celui de Tullie,

A ce pauvre Odt-on intentés sans succès. Thémis, avec regret, envahissant la scène, Tous les jours, par huissier, visite Melpomène, Afin de lui prouver que Messieurs tel et tel Ont heaucoup de talent... et cela sans appel !

Un bien autre procès, Messieurs, nous intéresse.

Ce procès, l'an passé, fut plaidé par Lucrèce

Nous le continùrons, sans nous inquiéter

Des bruits qui, du dehors, voudraient nous arrêter!

Votre Odéon, sur vous, de son sort se repose...

C'est devant vous, Messieurs, qu'il veut gagner sa cause.

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