‹ Comédies et comédiens, feuilletons. 2. sérChapitre 119 sur 245 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

moment que je n'accepte pas les conditions faites, elle est dégagée de sa promesse.

LA MARQUISE

C'est cela, monsieur.

JACQUIÎS.

Et que mon refus fait perdre un titre à M. Sternay. Heureusement, pendant que M. Sternay voulait bien s'occuper de moi, j'avais l'idée de m'occuper de lui, et j'avais trouvé, pour tout concilier, un moyen qui va nous servir, (a sternay.) Le ministre m'a demandé avec beaucoup de grâce, monsieur, quelle faveur particulière je désirais au moment de mon mariage. Je lui ai répondu que, moi, je n'avais besoin de rien ; que, cependant, j'entrais dans une famille honorable, mais bourgeoise; et j'ai demandé le titre de comte pour le chef de cette famille, sachant que depuis longtemps il ambitionnait ce titre, qui, du reste, avait appartenu à ses ancêtres, et qu'il n'avait perdu que par le mariage de sa mère. Le ministre a obtenu de Sa Majesté cette exception en ma faveur, et il m'a remis les lettres qui confirment sa promesse. Les voici, monsieur. A partir d'aujourd'hui, vous êtes comte.

Vous VOUS vengez noblement, Jacques; mais, si vous ne voulez pas m'appeler votre père, vous ihe permettrez bien de vous appeler mon fils? ,

JACQUES, en souriant.

Oui, mon oncle. -^ (a Fressard.) Eh bien, parrain, qu'est-ce que vous faites là ?

ARISTIDE

Moi? Je pleure.

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