‹ Comédies et comédiens, feuilletons. 2. sérChapitre 140 sur 245 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les Mêmes, LE COMTE.

LE COMTE, très-bas.

Joseph ! Joseph !

JOSEPH

C'est VOUS qui m'appelez, monsieur le comte ?

LE COMTE

Oui, j'arrive. Silence, silence!... André n'est pas ici?

Non, monsieur le comte.

LE COMTE

Il va rentrer? '

JOSEPH

Bientôt.

LE COMTE

Vous viendrez me prévenir dès son retour. Occupez-vous des personnes qui sont là.

JOSEPH

Il n'y a pas à se gêner avec elles !

r, ALBERTINE, qui a levé la tf^te et vu le groupe du comte et de Joseph, bas, h de Tournas.

Quel est ce monsieur qui cause avec Joseph ?

DE TOURNAS, aprr>s avoir regardé, haut.

C'est le comte... (a Aibortine.) Le père d'André... (u se lève

>et-va au-devant du comte.)

236 UN PÈRE PUODlGCli.

LE COMTE

Tiens, c'est vous, de Tournas! Comment va, cher?

DE TOURNAS

Très-bien, vous voyez ; nous déjeunons sans cérémonie, madame et moi, chez André, en Tattendant. Voulez-vous me permettre de vous présenter madame de la Borde?

Présentez-moi phitôt à madame.

DE TOURNAS

M. le comte Fernand de la Rivonnièr^.

ALBERTINE

Vous devez être fort étonné, monsieur le comte, de trouver, installée chez votre fils, presque chez vous, pendant qu'il est absent, une personne que vous ne connaissez pas comme une de ses amies?

LE COMTE

Ce qui m'étonne, c'est que mon fils soit absent de chez lui pendant que vous y êtes. Je vous demande pardon de vous avoir dérangée, madame, mais j'ignorais qu'il y eût du monde chez André... (n salue.)

ALBERTINE

Vous nous quittez déjà?

LE COMTE

Si mon fils rentrait...

ALBERTINE

Eh bien?...

LE COMTE

Peut-ôtre me gronderait-il d'être resté...

ALBERTINE

Il vous gronde donc?

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