‹ Comédies et comédiens, feuilletons. 2. sérChapitre 94 sur 245 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ARISTIDE

Je suis notaire; mon état est de rendre des services. Qu'estce que c'est?

STERNAY.

Voulez-vous parler, mon oncle?

LE MARQUIS

Non, non; parle d'abord, tu parles bien; et puis tu dirais que j'influence la loi.

STERNAY, à Fressard.

Il s'agit de mon fils.

ARISTIDE

Vous avez un fils?

Vous le savez bien... Jacques.

ARISTIDE

Ah! Jacques est votre fils! depuis quand? car il ne l'était pas l'année dernière.

STERNAY.

Il l'est maintenant.

ARISTIDE

Pour longtemps?

STERNAY.

Pour toujours.

ARISTIDE

Vous l'avez reconnu ?

STERNAY.

Non; mais je veux le reconnaître! c'est possible?

ARISTIDE

Oui, oui; on peut toujours reconnaître un enfant.

STERNAY.

Vous voyez bien, mon oncle.

LE MARQUIS

Va, va.

STERNAY.

Quelles sont les formalités à remplir ?

Il faut reconnaître l'enfant par un papier authentique, à la mairie ou devant notaire.

STERNAY.

Ce notaire, ce sera vous, si vous le voulez bien.

ARISTIDE

Je suis à vos ordres.

STERNAY.

Voilà tout?

ARISTIDE

Voilà tout.

STERNAY.

Eh bien, mon oncle, vous voyez comme c'est simple.

LE MARQUIS

A mon tour, alors. — Mon cher monsieur Fressard, je veux reconnaître le fils de mon neveu.

ARISTIDE

Vous le pouvez.

LE MARQUIS

Ce sont les mêmes formalités à remplir?

ARISTIDE

Les mêmes.

Je compte sur vous.

ARISTIDE

A votre service. *

LE MARQUIS

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