ACTE TROISIKME
j^E MARQUIS.
Eh bien?
STKRNAY, après une pause.
Vous avez raison, mon oncle; et, s'il y a un moyen que Jacques ait mon nom, il est en votre pouvoir.
LE
MARQUIS
Tu as
trouvé
un
moyen
Oui.
LE
MA,RQUIS.
Vovons-le.
STERNAY.
Et je pense que 31. Fressard n'y mettra pas d'opposition; c'est un moyen qui arrangerait tout selon le désir de tout le monde.
ARISTIDE
Conciliation, alors ; côté ami...
LE MARQUIS
Parle.
STERNAY.
Le seul obstacle à la reconnaissance par moi, c'est m» mère.
LE MARQUIS
Oui.
STERNAY.
Eh bien, mon oncle, vous pouvez obtenir le consentement de ma mère.
Comment?
STERNAY.
Adoptez-moi, comme elle le désire, à la condition qu'elle me laissera reconnaître Jacques comme je le veux.
ARISTIDE
Passez-moi le séné, je prendrai la rhubarbe.
LE MARQUIS, à Fressard.
Voyez-vous encore un obstacle?
ARISTIDE
Comme ami ou comme notaire?
STERNAY.
Comme notaire?
ARISTIDE
Non.
LE MARQUIS
Gredin, tu en arriveras à ce que tu veux !
STERNAY.
C'est pour Jacques.
LE MARQUIS
J'y consens, à cause de ta femme, qui mérite d'être comtesse. (A Aristide.) A. tout péché miséricordc ; il aimera peutêtre son fils.
ARISTIDE, d'un air de doute.
Peut-être.
STERNAY.
Ne perdons pas de temps; je veux voir Jacques avant qu'il parte. A quelle heure part-il?
ARISTIDE
A sept heures et demie.
s T E R N AY.
Il est sept heures, dépêchons. Il est plus convenable que Jacques ne parte en mission qu'avec le nom de son père.
ARISTIDE
Ah! ahl je tiens le bout de l'oreille. Teneo lupum auribus. — Allons.