‹ Comédies et proverbesChapitre 100 sur 304 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

LOBENZO, SCORONCONCOLO.

Rentre chez toi , et ne manque pas de veoir à miiauit; lu

■XCTE IV, SCÈNE Hï.

Oui, monseigneur. Il tort.

LOBENZO , md.

De quel tigre a rfivé ma mère enceinte de moi?Ûiiandja

Ï?nw que j'ai aimé les fleure, les prairies et les sniinettde étrarque, le spectre de ma jeunesH se lève devant moi en frîwonnant, 0 Dieu I pourquoi ce seul mot : e A ce smr, • fait-il pénétrer jusque dans mes os cette joie brûliDle comme tm fer rouge? De quelles entailles fauves, de quels relus embrassements Ruis-je donc sorti? Que m'avait fait «et homme? Quand je pose ma main Ik , et que je réfléchis , — qui dond* m'entendra dire demain : Je l'ai tué, sam me répondre : Pour' quoi l'as-tu tué? Cela est étrange. Il à fait du niai aux autres, mais il m'a fait du bien , du moins à sa manière. Si j'étais resté tranquille au fond de mes solitudee de Cafagginolo , il ne serait pas venu m'-j cherchei*, et moi je suis venu le chercher k Florence. Pourqooi cela ? Le speclre de. mon père me conduisait-il , comme Oresle, vers un nouvel Êgisle? M'avaitil offensé alors? Cela est étrange , et cependant pour cette action j'ai tout quitté; la seule pensée de ce meurtre a lait tomber en poussière les rêves de ma vie; je n'ai plus été qu'une ruine , dés que ce meurtre , comme un corbeau sînisbe , s'est posé sur ma route et m'a appelé à lui. Que veut dire cela? Tont è l'heure, en passant sur la place, j'ai entendu deux hommes ptirler d'une comète. Sont-oe bien les bettemenis d'un cteur humain que je sens U, sousiesosde ma poitrine? Ah ! pourquoi cette idée me vient-elle si aouvent depuis «{uelque temps ? Suis-^ le bras de Dieu ? Ya-t-il une nuée au-dessus de ma tiief Quand j'entrerai dans cette chambre , el que je voudrai tirer mon ^>ée du fourreau , j'ai peur de lirer i'épée flambloyant de l'archange, et de tomber en cendres sur nia iwoîe.

/(tort.

Ohei la aakrqaii da OSba.

Btamtt LE CARDINAL et LA MARQUISE.

LA HIBQUIBE.

Gnnine loiu voudrec, Halaspina.

LE CAKDinUi.

Oui, comme je Toadrai. Pepsez-y à deoi fois, marquise, avant de tous jouer à moi. Étes-vous une femme comme le* autres , et faut-il qu'on ait oae chatue d'or au cou et un nuD' dat à la mais pour que voua rompreniei qui on est? Attendeiïou» qu'un valet crie à tue-tête en ouvrant uoe porte devant 'moi, pour savoir quelle est ma puissance? Apprenet-le :ce ne sont pas les titrée qui font l'homme; je ne suis ni envoyé du pape ni capitaine de Charles-Quint , je suis plus que cela.

LA HAIIQtlISE.

Ont , je le sais : César a vendu son ombre an diable ; cette ombre impériale se promène, affublée d'une robe rouge, sous le nom de Cibo.

Vous êtes la maîtresse d" Alexandre , songez A cela ; el votre secret est entre mes mains.

LA harqAise.

Faites-en ce qu'il vous plaira ; nous verrons l'usage qu'un confesseur sait faire de sa a ~

Vous TOUS trompez; ce n'est pas par Totrv confession que je l'ai appris; je l'ai vu de mes propres jeuï : je vous ai vue embrasser le duc Vous me l'auriezavouéauconfeseiODDoIque je pourrais encore en parler sans péché , puisque je l'ai tu hors du'confbsÛMinal.

LA HARQÛISE.

Eb bien , après ?

LE CARUINAL.

Pourquoi le'duo vous quittait41 d'un pas si nonchalant, et en soupirant comme un écolier quand la cloctie sonne? Vous l'avez rassasie de voire patriotisme, qui, comme une fade boisson , se mêle A lous les mets de votre table ; quels livres avei-vous lus, et quelle sotte du^ne était donc votre gou-

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