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SCÈNE III

Vue «nbei^ im Ik roat« d« Kiu :

Entnnt LE PRINCE de MiNToCE et UA I

Eh bien , colonel?

MABINONI.

Altesee?

Eh bien , Harisoni?

. HABINOM.

Mélancolique, fantasque, d'une joie folle, i père , aimant beaucoup les pow verts.

LE FBIMCE.

Écris cela; je ne comprends clairement qu Qioulées en bfltarde.

HARIKOin, icrivant.

Hélaoco...

LE riuncE.

ËcrJs à voii basse-, je rêve A un projet d'imp

lURINONI.

Toilt , altesse , ee que vous demandez.

LE FRINCE.

C'est bien; je te nomme mon ami intime; je : dans tout mon royaume de plus belle écriture i| Assieds-loi à quelque distance. Vous pcnseï doi que le caractère de la princesse , ma future épci secrètement connu?

544 FANTASIO

MARmom.

Oui, atlesse; j'ai parcouru lea alentoure du palais, et ces

(ablettes renferment les priDdpaui traits des conversations

diiïérenles dans lesquelles je me suis immiscé.

LE PRINCE , M mirant.

suis poudré comme un homme de la

KARIKOKl.

L'habit est magnifique.

LE FHINCE.

Que dirais-tu , Harinoni , si tu voyais ton maître revêtir un simple teae olive 1

lURlHONI.

Sonallessese rit de ma crédulité.

LE r RINCE.

Non , colonel. Apprends que ton maître est le plus roma* nesque des hommes.

HARINONI.

Romanesque, altesse?

Oni, mon ami (je t'ai accordé ce titre); l'important i»wjet que je médite estinoui dans ma famille', je prétends arriver à la cour du roi mon beau-pére dans l'habillement d'un simple aide de camp j ce n'est pas assez d'avoir envoyé ua homme de ma maison recueillir les bruits publics sur la future princesse de Hanloue (et cet homme, Uarinoui, c'est toi-même), je veux encore observer par mes yeux.

Est-il vrai, altesse?

Ne reste pas pétriOé. Un homme tel que mol ne doit avoir pour ami intime' qu'un esprit vaste et entreprenant.

Une seule chose me parait s'opposer au dessein de votre

altesse.

Laquelle?

L'idée d'un tel travestissement ne pouvait appartenir qu'au prince glorieux qui nous gouverne. Hais si mon gracieux souverain est coufondii panni l'état-major, à qui le roi de Ba-

avoir lieu dans la galerie?

LE PKINCE.

Tu as raison; « je me déguise, il faut prenne ma place. Cela est impossible, HarinoD pensé il cela.

Pourquoi imposnMe, alleise?

Je puis bien abaisser la dignité prindire juf colonel; maie commeut peui-iu croire que je élever jusqu'à mon rang un homme quelcon d'ailteura qoe mon futur beau-père me le pard

■ÀRINOM.

Le roi passe pour un bomme de beaucoup i prit, avec une bum«nr agréable.

LE PRINCE

Ab I ce n'est pas sans peine que je renonce Pénétrer dans cette cour nouvelle sana foste observer tout, approcher de la princesse sous et peot-âtre m'eo faire aimer 1 — Oh! je m', impossible. Harinoni, mon ami, essaye mon raonie; je ne saurais y résister.

MABiNOHi, l'inelinant,

Alleasel

LE PRINCE

Penses-tu que les siècles futurs oublieron âreooslance?

■tRINOKI.

Jamais, gradeui prince.

LE PBINCE.

Viens essayer mon habit.

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