‹ Comédies et proverbesChapitre 162 sur 304 · LE ROI · texte numérisé non relu

LE ROI

Le prince m'a paru Sire un homme ordina i difficile de rien dire. La sottise de son aide d'i seule tort dans mon esprit; quant à lui, c'etl bon prince, mais ce n'est pas un homme élev^ en lui qui me repousse ou qui m'attire. Que pi dessus? Le cœur des femmes a des secrets que j. nailre ; elles se font des héros parfois si élrang(' sent si singulièrement un ou deui c4(és d'un I

leur présente, qu^Il est impossible de juger pour elles, Unt qu'oD n'rat pas guidé par quelque point tout à ftit wnuble. Dis-inoi donc clairement ce que tu penses de ton ftaneé.

ELSBETB.

Je pCDse qu'il est prince de Uanloue, et que la guerre recommencera demain entre luiet voue, si je ne l'épouse pas.

Que les bénédictions de mos peuple te rendent grAces pour ton pèi«l Oma fille chériel je serai heureux de cette alliance; oiob je ne vaudrais pas voir dans ces beaux yeui bleus cette tristesse qui dément leur résignation. RéOéchls encore quelques jours.

n tort. Entre Fantatio.

Te voilA , pauvre gar^n 1 comment te plais-tu ici?

Comme un oiseau en liberté.

ELSBETB.

Tu aurais mieux répondu , si tu avais dit comme un oiseau en cage. Ce palais en est une assez belle; cependant c'en est une.

FANT4SI0

La dimension d'un palais ou d'une chambre no fait pas l'homme plus ou moins libre. Ix cnrpa se remue où il peut ; l'imagination ouvre quelquefois des ailes grandes comme le ciel dans ud cachot grand comme la main.

ELSBETB.

Aimi donc, tu es un heureux fou?

Trée-heureux. Je fais la conversation avec les petila chiens et les marmitons. Il y a un roquet pas plus haut que cela dans la cuisine , qui m'a dit des choses charmantes.

iz^mnCqU'^Ic

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