ACTE m, SCENE IL
dins rofflce, et quand vous êtes coavaiDcu d'a«oir volé mes tMHileillet de la manière la plus pitoyable , vous croyei tous jusUfler en accusant ma nièce d'une correspondance secrète.
MIITBE BLUIDB.
Mais, monseifpeiir , veuillei voua rappeler...
Sortei, monsieur t'abbé, et ne rcparaisseï jamtis devant moi; il est déraisonnable d'agir «imme vous faites, et ma ([ravité m'oblige à ne vous pardonner de ma ïie.
It tort ; mtAtre Biaiiia It fuit.
Entr» Ptrditan.
Je voudrais bien savoir ai je suis amoureui. D'un cAlé, celte manière d'interroger tant soit peu cavalière , pour une fllle de dix-huit ans; d'un autre, les idées que ces nonnes tui ont fourrées dans la tête, auront de la peine Ase corriger. Déplus, elle doit partir aujourd'hui. Diahlel je l'aime, cela e«t sûr. Après tout, qui sait? peul4tre elle répétait une le^n, et d'ailleurs il est clair qu'elle ne se eoucie pas de mai. D'une autre part, elle a bean être jolie, cela n'empêche pas qu'elle n'ait des manières beaucoup trop décidées, et un ton trop brusque. Je n'ai qu'à n'y plus penser ; il est clair que je ne l'sinie pas. Cela est certain qu'elle est jolie ; mais pourquoi cette conversation d'hier ne veut-elle pas me sortir de la tête? Ku vérité, . j'ai passé la nuit à radoter. Où vais-je donc ? — Ah I je vais au village.
Il tort.
Eturt MAITRE BRIDAiNE.
Que font-ils maintenant? Hélas I voilà midi. — Ile sont à table. Que mangent-ils? que ne mangent-ils pas? J'ai vu la cuisinière traverser le village avec un énorme dindon. L'aide portail les truffes , avec un panier de raisins. Entn moKre BUaiui.
ON NE BÀDlNt: PAS AVEC L'AMOUR.
Je ne verrai plus fumer les plaU ; je ne chaufferai plus au feu de la noble cheminée mon veulre copieui.
Pourquoi une fatale curioailé in'a-|.«lle poussé à écouUr le dinlogue de dame Pluche et de «a nièce? Pourquoi ai-je rapporté au baron ce que j'ai vu î
Pourquoi un vain orgueil m'a-l-il éloigné de ce diaer honorable, où j'étais si bien accueilli? Que m'importait d'être à droite ou è (janclie?
MAITRE BLjUrtS.
Hélas! j'étais gris, il faut en convenir, lorsque j'ai fait celle folie.
Maître bhiiiaihe.
Hélas I le vin m'avait monté à la tète quaud j'ai commis celle imprudence.
Il me semble que voilà le curé.
MIITHS BRI DAINE.
C'esl le gouverneuren personne.
M*rrHE DLAÏTUS.
OM oh! monsieur le curé, que fatlcs-vous là?
Mui ! je vais diner. N'y venez-vous pas?
Pas aujourd'hui. Hélas I maître Bridaioe , intercédez pour moi; le baron m'a chassé. J'ai accusé faussement mademoiselle Camille d'avoir une correspondance secrète, et cependant Dieu m'est (émoiu que j'ai vu ou que j'ai cru voir darae- Pluche dans la luzerne. Je suis perdu , monsieur le curé.
HAITRE BBl DAINE.
Que m'apprenez-vouslà?