ACTE II, SCÈNE II
E dstcand et ouvre la porte.
Seigoeur, voub êtes le bienvenu. Comment se porte mou mari? que foit-il? où est-il? à la guerre? Hélasl répondez.
11 est à la guerre, madame. Pour ce qu'il fait, c'est bien facile à dire ; il suffit de vous regarder po|ir le savoir ; qui peut TOUS avoir vue et vous oublier? Il pense à vous , comtesse , et
tout éloigné qu'il est,
son sort est plus digne A'ea^
lie que de
pitié, car, je le sais, V
li de baiser
Totre main.
BiRBEBINE.
Seigneur, nous ne
sommes riches que de bonn
e volonté,
loins mal possible.
R0SE.1IBERG.
J'ai laissé quelque part par là mescbevaus et mesécuyers; ne saurais voyager sans un cortège considérable, attendu a naissance et ma fortune. Mais je ne veui pas vous embarsser de ce train.
Pardonnez-moi; mon mari m'en voudrait si je n'insistais. Nous leur enverrons dire de venir ici.
Quels remerclmenls puis-je faire pour un accueil si lavartble? Cette blancbe main a daigtié m'ouvrir elle-même , et ces beaux yeux ne la contredisent pas; ils m'ouvrent aussi, noble comtesse, la porte d'un cœur bospilalier. le veux aller moi-même prévenir ma suite, et je reviens auprès de vous.