‹ Comédies et proverbesChapitre 23 sur 304 · SPINETTE · texte numérisé non relu

SPINETTE

Qui ««t li sur ce banc , couvert de sang et prêt à n

Ah! malheureux!

Tu demandes qui? C'est Cordisni !

Elle ta jetle tuT le banc.

Est-ce loi? est-ce loi? Qui t'a amené ici? qui t'a abandonné sur celte pierre? Où est Audré, Lionel? Ahl il se meurtl Comment , Paolo , tu ne l'as pas fait porter chez ma mère ?

Ma mailressc n'est pas A-Florence , madamo.

Où e8t-elle donc? N'j a-t-il pas un médecin à Florence? Allons, monsieur, aidez-moi, et purtons'le dans la .maison.

Songez à c^ , madame.

Songer à quoi? ea-tu Toile? et que m'importe? Ne Tois^tu pas qu'il est mourant 1 Ce ne serait pas lui que je le ferais. Damien et un médecin arrivent .

Par ici , monsieur. Dieu veuille qu'il soit temps encore I

LUCKBCE , au médecin .

Venez, monsieur, aidez-nous. Ouvre^nous les portes, Paolo. Ce n'est pas mortel , n'est-ce pas'^

x tâcher de le transporter jusque

Qui est-ce, Hanfredi? Me voili, moi, qui suis sa maiiresee. Voilà ma maison. C'est pour moi qu'il meurt, n'est-il pas vrai? Eh bien donc! qu'avez-vous à dire? Oui, cela est certain , je suis la femme d'André del Sarto. Et que m'importe cequ'on en dira?ne suis-je pas chassée par mon mari? ne seraî-je pas la fable de la ville dans deux heures d'ici? Han-

frediî El que dira-t-oa? On dira que Lucretia liel Frfe a trouvé Cordiaoi mouraiit i ta porte , et qu'elle l'a ftit porter chez elle. Eotrez ! entrez I

lit tnlrenl dant la maiton, emportant Cordiani. LIONEL, resté seul.

Mon deroir est rempli; maintenant, A André! Il doit être bien triste, le pauvre homme 1

André mtrtptfuif. H s» dirige ven la maiton. UONEL.

Qui étes-Tous? où allez-Tons?

André ne répond pat.

C'est TOUS , André I Que venez-vous faire ici f

le vais voir la mère de ma femme.

LIONEL

Elle n'esi pas à Florence.

4b ! Où est donc Lucrèce , en ce cas ?

LIONEL

Je ne sais; mais ce dont je suis oertaid , c'est que HoDna Flora est absente : retournez cbez vous, mon ami.

Comment le savez-vous , et par quel basard etes-vous li ?

LIONEL

le revenais de chez Hanfredi , où j'ai laissé Conliani, et en mpBant , j'ai voulu savoir. . .

ANDKÉ.

Cordiani se menrt, n'e«t41 pas vrai î

UONEL.

N(Hi ; te» smn espèrent qu'on le sauvera.

ANDRÉ

Tu te trompes, 11 y a du monde dans la maison; vois donc ces lumières qui vont et qui viennent.

il va regarder àlafenitre.

-Ahl

LIONEL

Que Toyei-Tous?

Suis-je fou, Lionel? j'ai cru voir passer dans la chambre

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