ACTE lli , SCËNE I
baaBeCordiaaf> toul couvert de son sang, appuyé sur la bras de Lucrèce]
LIOHEL.
Vous avez vu ConUani appuyé sur 1« bras de Lucréc«f
AMDRÉ.
Toul oouviert de son sang.
LION Et.
Retournons chei vous, moo Bmi.
Silence ! Il faut que je frappe k la porte.
UONEL.
Pourquoi faire? le vous dis que Honna Flora est abseole. Je viens d'y frapper moi-même.
Je Tai vu! laisse-moî.
LIONEL
Qu'alles-vous faire, mon ami? êLes-vous uu homme? Si vofa*e femme se respecte asseï peu pour recevoir chez sa mère l^uteur â'uD crime que vous avez puni, est-ce à vous d'oublier qu'il meurldc votre main, et de troubler peut-être ses deruien instants?
Que veus-tu que je fasse? oui, oui, je les tuerais tous deuil Ah I nia raison est égarée, fe vois ce qui n'est pas. Cette nuit tout entière, j'ai couru dans ces rues désertes au milieu do spMjres affreni. Tiens, vois, j'ai acheté du poison.
Prenez mon bras et sortons.
ktiDKÈ r«(o»m< à la fenêtre.
Plus rien t Ils sont )â , n'est-ce pas ?
LIONEL
Au nom du ciel, soyei maître de vous. Qtie voulez-vous faire? 11 est impossible que vous asaifiticz è un tel spectacle, et toute violence en cette occasion serait de la cruauté. Votre ennen)i ejpire ; que voulez-vous de plus?
Mon ennemi 1 lui , mon ennemi I le plus cher, le meilleur de mes amisl Qu'a-t-il donc lait? il l'a aimée. Sorlims, Lionel , je les tuerais tous deux de ma main.
kCùhi'^Ic
40 ANDRÉ DEL SMtTO.
Nous verrons dcmaia ce qui vous reste à faire. Confiez-vous à moi; votre honueur m'est aussi sacré que le mien, et mes cheveui gris vous en répondent.
Ce qui me reste à faire? Et que veui-tu que je devienne? 11 faut <|ue je parle à Lucrèce.
il l'avance vert la porte.
André, André, je voua' en supplie, n'approchex pas de cette porte. Avez-vous perdu toute espèce de courage? La position où vous êtes est affreuse, personne n'y compatit plus vivement, plus sincèrement que moi. J'ai une femme anssi , j'ai des enfants; raais la fermeté d'un homme ne doit'Clic . pas lui servir de bouclier? Demain , vous pourrez entendre des conseils qu'il m'est impossible de vous adresser en ce mo-
C'e«t vrai , c'est vrai i qu'il meure en paix ! dans ses bras , Uonel ! Elle teille et pleure sur lui 1 A travers les ombres de la m<»l , il voit errer autour de lui cette lèle adorée ; elle lui sourit et t'encourage! Elle lui présente la coupe salutaire; elle est pour lui l'image de la vie. Ab I tout cela m'appartenait; c'était ainsi que je voulais mourir. Viens , partons , Lionel. ' ■
It frappe à la porte.
Ht^i'PaoloIPaolo!
Que faites-vous, matheureui ?
Je n'entrerai pas.
Pooto parait.
Pose ta lumière sur ce bauc; il faut que j'écrive à Lucrèce.
Et que voulez-vous lui dire.
Tiens , lu lui remettras ce billet ; lu lui diras que j'attends sa r^nse chez moi; oui , cbez moi : je ne saurais rester fci. Viens, Lionel. Chez moi , entends-tu?
Hi tortettt.