‹ Comédies et proverbesChapitre 254 sur 304 · ACTE 111, SCENE Ul · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCENE Ul

Comme il est pâle, et comme boq «eur bat] Voulei-vous voua mouiller le« tempes? Prenez ce coussin , prenez ce mouchoir; vous suis-je tellement odieuse que voua me refusiei

cela?

FOETUNIO.

JACQUELINE

Comme cm main«-là lont glacées ! où allei-TOus? vous ne pouvez sortir. Attendez du moins un inslaot. Puisque je vous Tait tant eouflrir , laissez-moi du moins vous soigner.

FOBTtNIO.

C'est inutile, il faut que je descende. Pardonnez-moi ce que j'ai pu vous dire; je n'étais pas maitre de mes paroles.

JACQCELIME.

Que voulez-vous que je- vous pardonne? Hélas I c'est vnas qui ue pardonnez pas. Hais qui vous presse? pourquoi me quitter? vos regards chercheht quelque chose. Ne me reconnaissez-vous pas? Restez eu repos , je vous eu conjure. Pour l'amour de moi, Fortuuio, vous ne pouvez sortir encore.

Non I adieu ; je ne puis rester.

JtCQtlELmE.

Ab I je vous ai fait bien du mal !

On me demandait quand je suis monté; adien, madar Mtmptei sur moi.

lACeSEUHE.

Vousreverrai-je?

FOBTOWO.

Si vous voulez.

Montrez-vous ce soir ) Si cela vous plait.

Adieu ! adieu ! je ne puis reeter.

Il tort.

Dinlz-MNGoOglc

liCHVEUME Oflfwttt.

Forlunio! éconlei-moi t

FOBTomo, renlmnl,

Qne me vouIpz-vous , Jacqueliue? >

jicqueune.

Ëcoulei-moi , il foulque je tous parie. Je ne veux pas vau^

demander pardon ; je ne veui revenir aiir rien ; je ne veux

fias mojustiGer. Vousèles bon, brave et sincère; j'ai élé fausse

et déloyale ; je ne peui pas voua quitter ainsi.

POHTCNIO.

Je tous pardonne de tout mon c«ur.

JACQUELINE

Non, vous soufTrez, le mal est fait. Où allez-vous? que vouleZ'VOUBraire?commcnt se peut-il, sachant tout, que vous soyez revenu ici?

FOIITDNIO.

Voas m'aviez fait demander.

JACQUELINE

Mais vous veniez pour me dire que je vous verrais à cé rendez-vous. Est-ce qne vous y seriez venu?

Oui , si c'était pour vous rendre serince , et je tous avoue que je le croyais.

JACQUELINE

Pourquoi pour me rendre service?

. Uadelon m'a dit quelques mots...

FOBTUHIO.

Le premier mot que je vous aie dit de ma vie, c'est que je mourrais de bon cœur pour vous, et le second, c'est que je ne mentais jamais.

JACQUELINE

Vous le saviez et vous veniez! Songei-vous à ce que vous dites? Il s'agissait d'uu ^uel-apens.

FeBTïWo.

Il s'agissait d'élre surpris, d'élre tué peut-êlre, traîné en prison ; que «ais-je? c'est horrible à dire.

FOKTONIO.

JACQUELINE

Voua savÎM tout? voussaTi» lout? Vous étiez caché li, hier, dans cette alcAve, derrière ce rideau. Vous écoutiez, n'est-il pas vrai? tous saviez encore tout, n'est-ce pas?

Oui.

JACQUELINE

Vous saviez quo je mens, que je trompe, que je vous raille, et que je tous lue? vous saviez que j'aime CIsvsroche et qu'il . me fait faire loutce qu'il veut? que je joue une comédie? que là , hier, je vous ai pris pour dupe? que je suis lâche et méprisable? que je vous expose à la mort par plaisir? Vous saviez tout, vous en étiez sûr? Eh bien ! eh bien !... qu'est-ce que vous savez maintenant?

FOHTttNIO.

Mais, Jacqueline, je crois... je sais...

JjtCQDELlNE.

Sais-tu que je t'aime,enfant que tu cs?qu'il faut que lu me pardonnes ou que je meure , et que je te le demande à t^enoux ?

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