ACTE m, SCÈNE IV
s ne le saviez pas? Je l'ai
II faut que lu le sois Irompée; je ne me suis aperçu derieu.
Ohl jel'albienvu; ilécarlail Ira branches; c'éUil peut-èlre pour noue épier.
VALENTIH.
Quelle folie! tu as (a'a un rêve. N'en parlons plus. Donnemoi un baiser.
Oui, mon ami, et de tout mon cœur; assejei-vous là près de moi. Pourquoi donc , dans Totre lettre d'hier , avez^vons dit du mal de ma mère?
TALENTIN.
Pardonne-moi; c'esl un moment de délire, et je n'étais pas mafire de moi.
CÉCILE
Elle m'a demandé cftle lettre, et je n'osais la lui montrer. Je savais ce qui allait arriver; mais qui est-ce donc qui l'avait avertie? Elle n'a pourtant rien pu aleviner; la lettre était lï , dans ma poche.
VILENTIN.
Pauvre enfant I On t'a maltraitée; c'est ta femme de chambre qui t'aura trahie. A qui se fier en pareil cas?
Oh non I ma femme de chambre est sûre ; il n'y avait que faire de lui donper de l'argent. Hais en manquant de respect pour ma mère , vous deviei penser que vous eji manquiei pour moi.
VALENTIN
. N'en parlons plus, puisque tu me pardonnes. Ne gStonspas un si précieux moment. O ma Cécile, que tu es belle, et quel bonheur repose en toi I Par quels serments, par quels (résors puis-je payer tes douces caresses? Ah 1 la vie n'y sulGrail pas. Viens sur mon cdeur; que le tien le sente battre, et que ce beau ciel les emporte A Dieu 1
CÉCILE
Oui, Valenlin , mon cœur est sincère. Sentez mes cheveux comme ils sont doui ; j'ai de l'iris de ce cdlé-IA , mais je n'ai
Je ne puis le dire; c'est qd caprice, une gageure que j'avais
faite.
CÉCILE
Une gageure I Avec qui donc ?
TALENTIN.
Je .n'eu rais pins rien. Qu'importent ces folies?
CÉCILE
Avec Totre oncle peut-être : n'est-ce pas?
Oui. Je t'aimais, et je voulais le connaître, et que personne ne fdt entre nous.
CÉaLE.
Vous avex raison. A votre place, j'aurais voulu faire comme
VILENTIH.
Pourquoi e«-tu si curieuse , et h quoi bon toutes ces questions? Ne m'aimes-(u pas, ma belle Cécile? Rëpoads-mM oui, cl que tout soit oublié.
Oui, dwr, oui, Cécile vous aime, et elle voudrait élre plus digne d'être aimée; mais c'est assez qu'elle le soit pour voue. Uetlez vos deat mains dans les miennes. Pourquoi donc m'avei-vous refusée tanUl quand je vous ai prié b dîner?
Je voulais partir ; j'avais affaire ce soir.
! Comment lesais-tu?
Obi je guettais. Pourquoi i dansiejpas la mazourke? je vou
Où donc? je ne m'en souviens pas.
CÉCILE
Cbei madame de GraVres , au bal déguisé, tomment ne