ACTE Kl, SCÈNE IV
TOUS en 80UTeii«z-Tous pas? Vous me disiez dans voire letlre d'hier que vous m'aviez vue cet hiver ', c'était li.
ViLENTIN.
Tu as raisou ; je m'en souviens. Regarde comme cette nuit est pure! Comme ec vent soulève sur tes épaules cette gaze avare qui les entoure ! Prête l'oreille ; c'est la voit de la nuit , c'est le chant de l'oiseau qui invile au bonheur. Derrière cette roche élevée , nul regard ne peut nous découvrir. Tout dort, excepté ce qui s'aime. Laisse ma main écarter ce voile, et mes deui bras le remplacer.
Oui, mon ami. Puiasé-je voua sembler bellel Mais nem'ôtez pas votre main; je seus que mou cœur est dans la. mienne, et qu'il va au vOtre par là. Pourquoi donc vouliei-vous partir, et faire aemUant d'aller à Paris?
VALBNTIN.
Il le fallait; c'était pour mon oncle. Osais-je, d'ailleurs, prévoir que tu viendrais à ce rendez-vous? Oh ! que je tremblaisen écrivant cette lettre, etque j'ai souffert en l'attendant!
CÉCILE
Pourquoi ne seraia-je pas venue , puisque je sais que vous m'épouaerei? {Valeniin u lève ei fait gu^que$ peu. ) Qu'avezvous donc? qui vous chagrine? Veaei vous rasseoir près de
Ce n'est rien ; j'ai cru , — j'ai cru entendre, — j'ai cru voir quelqu'un de ce cAté.
Noua Bommea seuls; soyez sans crainte. Venez donc, Fautil me lever? ai-je dit quelque chose qui vous ail blessé ? votre visage n'est plus le même. Est-ce parce que j'ai gardé mon châle , quoique vous vouliez que je l'Atasse? C'est qu'il (bit froid ; je suis en toilette de bal. Regardez donc mes souliers de satin. Qu'est-ce que cette pauvre Henriette va penser? Hais qu'a vez- vous ? vous ne répondez pas; vous êtes triste. Qu'ai-je donc pu vous dire? C'est par ma faute, je le vois.
VALENTItl.
Non , je vous le jure , vous vous trompez ; c'est une pensée involontaire qui vient de me ta^v«wr l'esprit.
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Vous me disiez » tu » loul à l'hpure , et même , je crois , UD peu légèrement. Quelle e»t dodc celle mauvaise pensée qui vous a frappé tout k coup? Vous ai-je déplu ? Je serais Inea a plaindre. Il rao semble pourLaat que je n'ai rien dit de mal. Hais si vous aimez mieui marcher, je ne veut itas rester assise. (Elle le lève.) Uonnez-moi le bras, et promenonsnous. Savez-vous une chose? Ce matin, je vous avais fait monter dans votre chambre un bon bouillon que Heuriclle avait fait. Quand je vous al rencoatré, je vous l'ai dit; j'ai cru que vous ne vouliez pas le prendre, et que cela vous déplaisait. ]'ai repassé trois fois dans l'allée; m'avez-vous vue? Alors TOUS êtes monté ; je suis allée me mettre devant le parterre, et je vous ai vu par voire croisée; vous teniez la tasse à deux mains, et vous avez bu tout d'un trail. Est-ce vrai? t'avez-voue trouvé bon?
VALËMTIN.
Oui , chère enfant , le nieilleur du monde, bou comme ton
ceci LE.
Ah I quand nous s«vns mari et femme , je vous soignerai mieux que cela. Mais, diles-moi , qu'est-ce que cela veut dira des'aller jeter dans un fossé? risquer de se tuer,, et pourquoi faire? Vous saviez bien être re^ u chez nous. Que vous ayei voulu arriver tout seul, je le comprends; mais à quoi boule resie? Est-ce que vous aimez les romans?
VilENTlH.
Quelquefois; allons donc nous rasseoir.
lUse
CECILE
Je vous avoue qu'ils ne me pl^dsent guère; ceux que j'ai lus ne signiQent rien. Il me semble que ce ne sont que des mensonges, et que tout s'y invente à plaisir. On n'y parle quu de séductions', de ruses, d'intrigues, de mille choses impossibles. Il n'y a que les sites qui m'en plaisent; j'en aime les paysages et non les tableaux. Tenez, par exemple, ce soir, quand j'ai reçu votre lettre et que j'ai vu qu'il s'agissait d'un rendei-ïouB dans le bois , c'est vrai que j'ai cédé k une envie d'y venir qui tient bien un peu du roman. Hais c'est que j'y ai trouvé aussi un peu de léel Ji mon avantage. Si ma mèra lu
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