‹ Comédies et proverbesChapitre 40 sur 304 · ACTE 1, SCËNË · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCËNË

LE PBOTÉDnEDR.

Lorenzaccio, le diable soit de toi ! tu as blessé mou cheval. La fenitft tt ferme.

Peste «oit de l'iv rogne et de ses farces sileDcieuses 1 un gradin qui n'a pas souri IrOis fois dans sa vie , et qui passe le (emps à des espiègleries d'écolier en vacance I

n MOTt.

Loaite Stroai tort de la maUon , accompagnée de Julitn Satviali; il lui tient l'étrier. Elle monte à cheval; un écuyer et une gùuvemantt la luttient.

La jolie jambe, chère flilel Tu es un rayon de soleil, et tu as brûlé la moelle de mes os.

SeigDcur, ce n'est pas là le langage d'un cavalier.

Quels yeui tu as, mon cber cœur! quelle belle épaule à essuyer, tout bumide et si fraîche 1 Que faut-il te donner pour ■ être ta camérîste cette nuit? Le joli pied àdéchausaer! Loijise.

Lèche mon pied , Salviati. '

Non , par le corps de Bacchils! jusqu'à ce que tu m'aies dit quand nous coucherons ensemble.

Louiie frappe ton cheval et part ou galop. m «isQCB,à Julien.

La petite SlnMxi s'en va rouge comme la braise ; — vous l'avei fUchée , SalviaU.

Bnte! eelèra déjeune fllie et pluie du malin

i,CÙHl«^[c

T.ORENZACCIO.

Obéi le marqDi* 4e Oibo.

LE HâBQUIS, en habit de voyage; LA MARQUISE: ASCANIO.— £e cordJnal CIBO, auU.

LE MARQUIS, tmimutant ion fil*.

Je >0Lidrab pouvoir l'emmener, petit, loi et In grande cpéc

qui te traîne entre les jambcg. Prends patience; Hassa n'«sl

pas bien loin , et je te rapporterai un bon cadeau.

Lt ihahqVise.

Adieu , Laurent; revenez, revenez 1

Marquise, voilti des pleurs qui sont de trop. Ne dirait-on pae que mon frère part pour la Palestine? Il ne coorl pas grand danger dans ses terres , je croie.

LE MARQUIS

Mon frère , ne dites pas de mal de ces belles larmes. n «tnbriMta la femme.

Je voudrais seulement que l'honnêteté n'eût pas cette appa-

LA hauvuise.

L'hounêleté n'a-t-elle point de lannes , monsieur le cardinal? sont-elles toulesau repentir ou ï la crainte?

. LE HABQUIS.

Non , par le ciel ! car les meilleures sont à l'ailaour. N'essuyez pas celles-ci sur mou visage, le vent s'en chai^«^ en l'ouïe : qu'elles se sèchent lentement I Eh bien I ma chère , vous ne me diles rien pour vos Tavoris? H'emporterai-je pas , comme de coutume , quelque belle harangue senliinentale à feiro de votre part aux rodies et aux cascades de mon vieux patrimoine?

LA HABQUISE.

Ah ! nues pauvres cascatelles t

LE HAngiiis.

C'est la vérité , ma chère ilme ; elles sont toulfs tristes sans vous. [Plu$ bat.) Elles ont été joyeuses autrefois , n^l-il pas vrai, fticciarda?

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