SCÈNE II
I« portail d'ODS ég^iia.
Entrent LORENZO et VALORI.
vàlohi.
Comment se Mt-il que le duc n'y vienne pas? Ahl monsieur , quelle saKstbction pour un chrétien que ces pompes magnifiques de l'Ëglise romaine 1 quel homme peut y €trc insensible? L'artiste ne trouve-l-il pas là le paradis de son ccsur ? le guerrier, le prêtre et le marchand n'y rcncoulrenlils pas tout ce qu'ils aiment? Celte admirable harmonie des orgues, ces tentures éclatantes de velours et de tapisseries , ces tableaux des premiers maîtres , les parfums tièdes et suaves que balancent les encensoirs, et les chants délicieux de ces voix argentines , tout cela peut choquer, par son ensemble mondain , le moine sévère et ennemi du plaisir. Hais rien n'est plus beau , selon moi , qu'une religion qui se fait aimer par de pareils moyens. Pourquoi les prêtres voudraientils servir un Dieu jaloux? La religion n'est pas un oiseau de proie; c'est une colombe compatissante qui plane doucement sur tous les révee et sur tous les amours.