‹ Comédies et proverbesChapitre 64 sur 304 · BINDO · texte numérisé non relu

BINDO

On dit que tu l'ea évanoui a la vl Le cro}ei-Tous, mon ouclet

Je l'ai vu faire des armes A Rome; mais cela ne m'élonnerait pas que tu deviossea plua vil qu'un chien , au métier que

LOBEHZO.

L'histoire est vraie : je me gais éyanoui. Bonjour, Venturi, À quel laui sont tos marcbandites? comment va le com

VËNTcnu.

Seigneur, je suis Ji la léte d'une fabrique de soie ; mais c'est me faire une injure que de in'appeler marchand.

C'est vrai. Je voulais dire seulement que vous aviez c«ntraclé au collège l'habitude innocente de vendre de la soie.

J'ai confié au seigneur Venturi les projets qui occupent en ce moment (ant de familles à Florence. C'est un digne ami de la liberté, et j'enlends, Lorenzo, que vous le traitiei comme tel. Le temps de plaisanler est passé. Vous nous avez dit quelquefois que cette confiance exlrâme que le duc vous témoigne n'était qu'un piège de votre part. Cela est-il vrai ou faux? Ëles-vous des n6lres, on n'en êles-vous pas? voila ce qu'il nous faut savoir. Toutes les grandes familles voient bien que le despotisme des Hédicis n'est ni juste ni lolérable. De quel droit laisserions- nous s'élever paisiblement celle maison orgueilleuse sur les ruines de nos privilèges ? La capitulation n'est point observée. La puissance de l'Allemagne se fait sentir de jour en jour d'une manière plus al>solue. Il est temps d'en finir, et de rassembler les patriotes. Répondez-vous à cet appel?

Qu'en dites-vous, seigneur Venturi? Partez , parlez, voilà ■nOD oncle qui reprend haleine ; saisisses cette occasion , si vous aimez votre pays.

VENTUHI.

Seigneur, je pense de même, et n'ai pas un mot â ajouter.

Pas un mot? pas un beau petit mot bien sonore? Vous ne connaissez pas la véritable éloquence. On tourne une grande période aulourd'uD beau petit mot, pas trop court ni trop long,

iz^mnCoOi^Ic

ALir^ 11, KciLnE. IV. lui

cl rond coninie uae toupie; on rejette aoD bras gauche eu arrière de numière à faire ftire à son msaleau des pli» ptelus d'une diguilé tempérée par la grioe; ou llcbe m période qui se déroule comme une corde ronflante, el la petite toupie a'échappe avec un m urmoredélicieui . Ou pourrait presque la ramasser dans le creux de la main , comme le* enfanta àta rues.

Tu es un insd^itt Réponds, ou sors d'ici.

3e suis des vAtres , mon oude. Ne voyez-vous pas à ma coiffure que je ma r^Hiblieain dans l'ime? Regardei comme ma barbe est coupée. N'en doulei pas un seul instant; l'amour de la patrie req>ire dans mes vêlements les plus cachée.

On Kmnt à la porte d'tntrèe; la cour k remplit da poirw ei eU ebtvaaX.

UN PAGE , tmtfata.

Entre Alemmdrt.

LOBENIO.

Quel excis de hveur, mou prince! Vous daignes visiter un pauvre serviteur en personne?

Quels sont ces bommes-là? J'ai k te parler.

LOBEKZO.

J'ai l'honneur de présenter à votre aliène mon oncle Bindo Alloviti , ^ni r^[rd(e qu'un long séjour à Naples ne lui ait pas permis de se jeter plus t6t A vos pieds. Cet autre seigneur est l'illustre Baptisia Venturi , qui fabrique , il est vrai , de la soie , mais qui n'en vend point. Que la présence inattendue d'un si grand prince dans cette huml>le maison ne vous trouble pas , mon cher oncie , ni voos no'n plus , digne Venturi. Ce que vous demaBdez vous sera accordé, ou vous serez en droit de dire que mes supplications n'ont aucun crédit auprès de mon gracieui souverain.

LE DOC

Que demandez-vous , Bindo ?

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