‹ Comédies historiquesChapitre 128 sur 260 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

Cela vous rend parfois si jaseuses , mesdames i

Un mot dit au hasard rompt le fil de nos trames ;

Et vous faites frémir les hommes de bon sens ,

Qui sont vos serviteurs à leurs propres dépens.

Heureux qui tel que moi , déjà mûri par l'âge ,

Ne s'ingère dans rien qui trouble son ménage ,

En son coin reste coi , sans ostentation ,

Et vaque doucement à sa profession.

Mon soin est la santé de la reine Marie :

De sa bouillante humeur j'apaise la furie ;

Son sang toujours s'allume au seul aspect d'Armand ;

En purger ses regards est pour elle un calmant ;

Et puisque les secrets de la nécromancie

Valent pour son cerveau ceux de la pharmacie ,

Mon art chez un devin cherche sa guérjson.

Je pense , en m'attachant à sa noble maison ,

Que de Sa Majesté le médecin habile

Plus qu'un grand politique au royaume est utile ;

Car, selon que nos chefs digèrent bien ou mal ,

Le bulletin public est heureux ou fatal.

MADAME DUFARGIS. •

Ainsi donc vous dictez le rôle à l'astrologue , Comme à l'apothicaire pn ordonne une drogue.

J'ignorais qu'Hippocrate , officieux docteur, Fit d'un bon médecin presque un conspirateur. La conscience en nous s'arrange à sa manière.

On approche à pas lents.

MADAME DUFARGIS.

Paix ! si c'est Bassompierre.

192 RICHELIEU

Un signal convenu pour tous nos rendez-vous...

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