‹ Comédies historiquesChapitre 193 sur 260 · ACTE V , SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE V , SCÈNE IV

J'en ai vu tant I

Vnûtiptent , vous me pourriez déplaire Si la joie à mon cœur permettait la colère.

d'éVkrnon.

Mon zèle va trpp loin, Madame; je me tais.

MARILLAC

En mes doutes furude&s autrefois j'hésitais ,

Et désormais , Madame , avec pleine assurance ,

José de vos succès embrasser l'espérance ;

Et je mériterai par mes docilités

LÏLona&tir du nouveau ranç que vous me promettez.

MARIE

Le roi déjà peut-être a signé vos patentes :

Comptez-y.

madame dupargis à Marillac.

Donnez-nous des fêtes éclatantes , Des bals.

MARIE

Illuminez la ville.

MARILLAC

Oui , je ferai De brillans feux de joie , et j'illuminerai.

marie à son médecin.

De ma maison , Vautier , vous avez l'intendance.

Oh ! Madame , comptez sur mon obéissance

MADAME DUFARGIS à MariUdC

A votre souvenir je recommanderai Un jeune homme d'esprit.

298 RICHELIEU

m arillac avec un grand air d'autorité.

Je le protégerai :

Qu'il m'adresse un mémoire , une simple notice.

mame.

Gréez-vous des amis, afin que Ton maudisse Le ministre insolent que nous avons puni ; Et faites que mon nom soit à jamais béni.

Que Ton sente partout mon heureuse influence. Des cabinets voisins resserrez l'alliance.

Rendez l'éclat aux lis , à la science , aux arts , Aux lettres... Nous avons des illustres Ronsards, Des Bertaulds , dont il faut payer chaque merveille. Et le grand Chapelain , et le petit Corneille , Qui déjà par le Cid ne s'annonce pas mal , Et qui même déplait au jaloux cardinal , Rentez-les bien. Surtout redoublez le courage De Scudéri , la gloire et le dieu de notre âge 1 Par ses contemporains puisqu'il est si vanté , On le révérera dans la postérité.

L'histoire , qui dit tout , dira ce que nous sommes ; Il nous importe donc de bien juger les hommes !

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