ACTE V , SCÈNE IV
J'en ai vu tant I
Vnûtiptent , vous me pourriez déplaire Si la joie à mon cœur permettait la colère.
d'éVkrnon.
Mon zèle va trpp loin, Madame; je me tais.
MARILLAC
En mes doutes furude&s autrefois j'hésitais ,
Et désormais , Madame , avec pleine assurance ,
José de vos succès embrasser l'espérance ;
Et je mériterai par mes docilités
LÏLona&tir du nouveau ranç que vous me promettez.
MARIE
Le roi déjà peut-être a signé vos patentes :
Comptez-y.
madame dupargis à Marillac.
Donnez-nous des fêtes éclatantes , Des bals.
MARIE
Illuminez la ville.
MARILLAC
Oui , je ferai De brillans feux de joie , et j'illuminerai.
marie à son médecin.
De ma maison , Vautier , vous avez l'intendance.
Oh ! Madame , comptez sur mon obéissance
MADAME DUFARGIS à MariUdC
A votre souvenir je recommanderai Un jeune homme d'esprit.
298 RICHELIEU
m arillac avec un grand air d'autorité.
Je le protégerai :
Qu'il m'adresse un mémoire , une simple notice.
mame.
Gréez-vous des amis, afin que Ton maudisse Le ministre insolent que nous avons puni ; Et faites que mon nom soit à jamais béni.
Que Ton sente partout mon heureuse influence. Des cabinets voisins resserrez l'alliance.
Rendez l'éclat aux lis , à la science , aux arts , Aux lettres... Nous avons des illustres Ronsards, Des Bertaulds , dont il faut payer chaque merveille. Et le grand Chapelain , et le petit Corneille , Qui déjà par le Cid ne s'annonce pas mal , Et qui même déplait au jaloux cardinal , Rentez-les bien. Surtout redoublez le courage De Scudéri , la gloire et le dieu de notre âge 1 Par ses contemporains puisqu'il est si vanté , On le révérera dans la postérité.
L'histoire , qui dit tout , dira ce que nous sommes ; Il nous importe donc de bien juger les hommes !