ACTE I, SCÈNE IX
THÉOCLES.
Pouvais-je deviner qu'elle fût l'objet des frénésies de ce sculpteur?
ALCIBIADE
Imbécile ! vante-toi des belles dispositions que ta subtilité lui avait données en faveur de ton maître,
THÉOCLES.
Piquez-vous de ce qu'elle vous procure un beau trait à faire. Vous me devez pourtant cette gloire-là.
soàvs VEUVliME.
LES PRECÉDENS et PHÉAX.
Quelle rencontre 1 vous , Phéax !
PHÉAX.
J'étais absent quand vous m'avez honoré de votre visite et j'allais vous la rendre. . . Qu'est-ce que je vois ? me trompé-je? est-ce pour me faire le témoin d'un galant avantage sur moi, qu'Alcibiade est venu me demander à ma porte ? Avait-il besoin de m'apprendre qu'il est le préféré des belles et qu'on les trouve toutes sur ses traces ?
< ALCIBIADE
Non , Phéax : j'ignorais que nous poursuivions ensemble l'honneur d'une action bienfaisante. Nous ne sommes point rivaux : mais nous avons concouru à redonner à la jeune Nais la liberté d'un cœur qui n'appartient ni à moi, ni à vous. Ne prolongeons pas devant elle un discours qui
l'embarrasserait. Nais , quelle est cette femme qui vous suit?
NAIS
Elle se nomme Almonée ; elle a toute ma confiance.
ALCIBIADE
Théoclès , accompagne-les tontes deux. Que ma retraite la plus impénétrable leur soit ouverte et que les respects les environnent. *
Théedè* emmène Jgalg et Ataonét.
soivi aixitas.
ALCIBIADE, PHÉAX.
pmiEax.
Je craignais qu'à l'égard de Nais voua n'eussies voulu malignement me jouer le tour que vous jouâtes à Nicias, à l'égard de la célèbre, Glycerion. Toute la cité vous le reproche.
ALCIBIADE
Glycerion ne m'occupe plus.
PHXAX.
On vous a blâmé de l'avoir séduite, on vous blâmera de l'avoir sitôt délaissée. Changer sans cesse de goûts, dirat-on , ce n'est pas jouir , c'est profaner.
ALCIBIADE
Dois-je sécher de langueur aux pieds d'une maî tre sse , de peur d'être mal jugé des sots? Toute entrave est un piège dans ma carrière : un faible raimer se prend au lacet,