ACTE III , SCÈNE IX
i ALCIBIADE.
Aucuns? Cela est bien triste.... Oh! vous la retrouverez plus tard , je vous la ferai chercher pendant votre assidu travail.
LEUCIPPE
Je ne puis rester , Seigneur ; je vous le répète.
ALCIBIA.DE.
Vous ne pourrez partir , Leucippe ; je vous en avertis.
LEUCIPPE
Ceci devient une violence réelle. ...
ALCIBIADE
Violence ou persuasion, n'importe ! mais je vous garde.
LEUCIPPE
M'assujettirez-vous par ce ton de tyrannie ?
ALCIBIADE
Hé ! c'est le métier de mes pareils , quand le peuple les nomme ses chefs.
LEUCIPPE
Un artiste n'est point dans l'esclavage d'un grand , pas même un artisan athénien.
ALCIBIADE
Beaux sentimens , mais auxquels je ne céderai pas.
* LEUCIPPE
Suis-je dans un piège? Suis-je dans vos fers ? .
ALCIBIADE
Non ; mais vous êtes le plus faible , il faut vous rendre : c'est la loi naturelle d'obéir à la force.
LEUCIPPE
Aussi bien que de se défendre contre elle.
ALCIBIADE
Malgré vos passions emportées , vous n'êtes pas ici le maître.
LEUCIPPE
Je le suis de moi-même , et vous ne Têtes pas de vous : regardez-moi donc comme le plus fort.
ALCIBIADE
Résistance inutile contre mon obstination.
LEUCIPPE
Pure ingratitude de votre part! Devais-je aller porter mon vote pour qu'on ne vous exilât pas?
ALCIBIADE
Vous avez dû voter pour l'intérêt commun , non pour mol : suis-je endetté de cette reconnaissance ?
LEUCIPPE
Adieu , Seigneur , adieu !
ALCIBIADE
Mes portes vous seront closes.
LEUCIPPE
J'invoquerai les lois , j'épouvanterai vos gens par mes menaces , par mes cris. ...
ALCIBIADE
Tout sera sourd autour de vous. Cédez.
leucippe avec exaltation.
Tuez-moi plutôt I... Ah ! quel outrage à l'un de tes élèves, Phidias ! Le souvenir en accompagnera mes ouvrages, comme les traits de l'envie, dans la dernière postérité qui me vengera de vous et de mes rivaux.
ALCIBIADE
Calmez-vous : je renonce à user de la force , puisque