ACTE IV, SCÈNE IL
et mâle vigueur ne se soumet qu'au frein des lois , et s'irrite sous la main des hommes.
ALYARE.
Ces gens-là.... qui sont-ils? si ce n'est toi et moi.
ALMADA.
Et ceux qui ont formé le grand dessein de soulever le Portugal contre ses oppresseurs , ne sont -ils pas du nombre?
ALVARE
Comment?
Il existe une conspiration secrète. Je le sais , et tu n'es pas de ceux à qui j'en fasse un mystère.
ALVARE
Oh l que je brûlerais d'en être , si j'en connaissais les auteurs!....
ALMADA.
Tu vois l'un des chefs.
alvare reculant.
Toi!
ALMADA.
Moi-même.
alvare effrayé.
Je t'en félicite,... des conjurés de ton caractère.... ont lieu détendre....
ALMADA.
Écoute , écoute, Alvare, et achève d'entrer dans ma confidence.
alvare.
Non , non , Almada , non. Tous mes vœux sont pour le
m PHVTO.
succès ; mais je suis si bouillailt , si inconsidéré , que je dois éviter un secret de cette importance. '"<•' r < * *
ALMADA.
Au point où la chose en est ; ton impétuosité n'est pas à craindre. Tu es Portugais , opprimé , brave , que faut -il de plus pour te lier à notre cause? Notre force est dans le vœu publie , notre armée datis nos dtoyeas ,' fiotre espoir dans nos courages. - * v
ALVARE
J'entends cela , j'entends ; mais si les grands de TEtat ne se déclarent pas pour vous ?. . . .
ALMADA.
Le duc de Bragance est notre chef.
ALV&KE,
Le duc de Bragance ! ^
ALMADA.
Les choses ont été menées de longue main. On a tenu les assemblées chez l'archevêque de Lisbonne. Dom Louis, son neveu, le vieil et respectable Mméïda, Mello, son frère , le grand chambellan , Mendoce , Salseigne , le capitaine Fabricio , le secrétaire Pinto à notre tête , et mille autres parmi lesquels tu mérites enfin d'être nommé ; voilà nos défenseurs. Tous brûlent dune noble impatience , et des mères , des femmes ont àntié de leurs propres mains , leurs enfans et leurs maris engagés dans notre é[uefétle. Cet ennemi , mon cher Âlvare , ce méprisable ennemi dont je te parlais , n'est autre cjtie Vasconcellos qui opprime , qui dévaste le Portugal ; c'est lui dont les pessécftftibiis^ardentes ont attisé notre vengeance , et c'est sur lui qu'elle va tomjber. ">'» .*n*