LA BARONNE, LA COMTESSE, ÉLISE, ÉLIANE, SUZETTE, LES DEUX FEMMES
La Comtesse, pressant Eliane sur son cœur, et les yeux remplis de pleurs contenus.
Viens, ma fille chérie, Ne t'alarme pas trop... Cette nouvelle vie Te réserve, il est vrai> bien des étonnements. . Le bonheur les couronne .. Et ces épanchements, Peut-être, affaibliront en toi la souvenance De l'amour maternel qui berça ton enfance?
Eliane, vivement.
N'en croyez rien, ma mère.
La Baronne, à la comtesse, avec un peu cVliumeur.
Allons, vous feriez mieux, Ma fille, d'épargner ces pleurs à ses beaux yeux.
[A Eliane, avec douceur.)
Près de ta mère-grand approche-toi, cher ange. Nous connaissons ton cœur; il ne peut, en échange Des bienfaits du passé, nous apporter l'oubli.
Eliane, V interrompant.
Oh ! jamais, grand'maman !
La Baronne.
Eh ! j'en suis sûre. Aussi , Ne parlons pas de nous, mais plutôt du mystère Qui te trouble ù présent, et qu'on ne doit plus taire.
Elise, prenant part brusquement à la conversation.
Eliane, vraiment, l'amour d'un beau garçon N'a rien de bien terrible.
La Comtesse, à Elise, d'un air de reproche. Élise 1