‹ Comédies: Le coucher de la mariée, Les hasards de l'escarpolette, L'arrivée de l'infante. Dessins de d'HurcellesChapitre 7 sur 139 · SCENE TROISIEME. l · texte numérisé non relu

SCENE TROISIEME. l

Honneur à la maison que le roi notre maître Estime autant !

{Avec malice.)

A vous de la faire renaître Est-ce un rêve, un roman? Le sais-je, en vérité? En tout cas, revenons à la réalité.

Voyons, que pensez-vous, mon cher, du mariage ?

Le Chevalier, effrayé de la question.

Eh ! madame, excusez, je n'ose . . .

La Baronne.

Mon langage

Vous surprend, que je crois ?

Le Chevalier, avec naïveté.

Oui, car mon précepteur, L'abbé Sainte-Colombe, en parle avec horreur.

La Baronne.

Holà ! mon chevalier, la bonne raillerie !

Le Chevalier, simplement.

Oh! je ne raille pas.

14 lE COUCHER DE LA MARIEE.

La Baronne.

Qu'est ceci, je vous prie?

Diantre! que dites-vous?

Le Chevalier.

La pure vérité.

La Baronne, s'animant,

Bonté du ciell monsieur, c'est une indignité! Mais vous ne pouvez pas ignorer, je suppose, Quels sont les saints devoirs que l'hymen vous impose; De ses épanchements, au moins, soupçonnez-vous Les secrets à la fois mystérieux et doux?

Le Chevalier, de plus en plus naïf.

De ces choses mon âme est encore peu savante.

La Baronne.

Têteblcu ! sa candeur à la fin m'épouvante!

'S'animant davantage.) Aurais-je jamais pu prévoir qu'en ce moment Il me serait causé si grand étonncmentl Mais votre abbé, monsieur, est plein d'impertinence. Que vous apprenait-il?

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