‹ Comédies & proverbes, Volume 1Chapitre 230 sur 238 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ROSEMBERG, seul.

Elle va revenir l elle me dit de l'attendre pendsuiC'^

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qu'elle ya éloigner tout son monde ! Peut-elle me faire mieux entendre que je ne lui ai pas déplu? Que dis-je? n'est-ce pas m'avouer qu'elle m'aime? n'est-ce pas li le plus piquant rendez-vous?,.. Parbleu I j'étais bien bon de me creuser la tête et de dépenser mon argent pour imiter ce sot de Jachimo î C'est bien la peine de s'aller cacher, lorsque, pour vaincre, on n'a qu'à paraître ! Il est vrai que je ne m'attendais pas, en conscience, à me faire écouter si vite. fortune 1 quelle bénédiction I non, je ne m'y attendais pas. Cette fière comtesse, ce riche enjeu I tout cela gagné en si peu de temps ! Qu'il avait donc raison, ce cher Uladislas ! Je vais donc l'entendre me parler d'amour 1 car ce sera son tour à présent, elle ! Barberine ! 6 beauté t 6 joie ineffable I Je ne saurais demeurer en repos ; il faut pourtant un peu de patience. < .

n s'assoit.

En vérité, c'est une grande misère que cette fragilité des femmes. Conquise si vitel est-ce que je l'aime? Non. je ne l'aime pas. Fi donc I trahir ainsi un mari si plein de droiture et de confiance i Céder au premier regard amoureux d'un inconnu I que peut-on faire de celaî J'ai autre chose en tête que de rester ici. — Qui maintenant me résistera ? Déjà je me.vois arrivant à la couï, et traversant d'un pas nonchalant lesJiongues galeries. Les courtisans s'écartent en silence, les femmes chuchotent; le riche enjeu est sur la table, et la reine a le sourire sur les lèvres. Quel coup de filet, RosembergI Ce que c'est pourtant que la fortune ! Quand je pense k i^c qui m'arrivq, il.me semble? rêver.. Non, il.ny a .rien

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