‹ Comédies & proverbes, Volume 1Chapitre 67 sur 238 · Partie avec lui · texte numérisé non relu

Partie avec lui

A€TE III, SCÈNE. M. iOi

ANDRÉ

Qui, lui?

MATHURIN

Cordiani.

ANDRÉ

Tu es fou. Un homme que j'ai vu prêta rendre rame, îl y a,., c'est cette nuit môme.

MATHURIN

Il a voulu partir dès qu'il s'est senti la force de marcher. Il disait qu'un soldat en ferait autant à sa plaçai et qu'il fallait être mort ou vivant. ,

Cela est incroyable ; où vont-ils?

MATHURIN

Es ont pris la route du Piémont.

ANDRÉ

Tous deux à cheval?

UATHURIN.

Oui, Monsieur.

ANDRÉ

Cela n'est pas possible; il ne pouvait marcher cette nuit.

HATHURIN.

Gela est vrai, pourtant; c'est Paoio, le concierge, qm m'a tout avoué.

ANDRÉ

Lionel I entends-tu, Lionel? Us partent ensemble pour le Piémont. <

■ '.' JUONEL.

Que dis'tti, André? . . r :

102 ANDRÉ DEL SÂRTd«

Rien! rien! Qu'on me selle un cheval! Allons, vite, fl faut que je parte à Tinstant. Aussi bien, j'y vais moimême. Par quelle porte sont-ils sortis?

MATflURIR.

Du côté du fleuve.

ANDRÉ

Bien, bien; mon manteau I Adieu, Lionel.

UONEL.

Où vas-iu?

ANDRÉ

Je ne sais, je ne sais. Ah! des armes! du sang!

LIONEL

Où vas-tu? réponds I

ANDRÉ

Quant au roi de France, je l'ai volé. J'irais demain les voir que ce serait toujours la môme chose. Ainsi... n va sortir et rencontre Damien.

DAMIEN

OÙ vas- tu, André?

ANDRÉ

Ah! tu as raison. La terre se dérobe. Damien! Damien!

Il tombe évanoui.

LIONEL

Cette nuit l'a tué. Il n'a pu supporter son malheur.

liaissez-moi lui mouiller les tempes.

Il trempe son mouchoir dans une fontaine. v

Pauvre ami ! comme une nuit l'a changé I.Le voilà qui rouvre les yeux. /

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