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et des inversions audacieuses, toute parfumée d'onetion et de poésie biblique, reflétant avec une sincérité charmante et toute la chaleur d’une conviction profonde les varsations infinies de la pensée religieuse de la reine. Le chant, la musique, les chœurs d'anges ajoutent une note d'art, une grâce naïîve et populaire à ces petits . drames d'allure souvent austère et scolastique.
. Nous joignons à ces textes les deux comédies retrouvées ab publiées par M. À. Lefranc dans sa belle édi- , tion des dernières poésies de Marguerite de Navarre. Dans la première, écrite sous le coup de la mort du roi, Afnarissine, la triste bergère et le sage Securus (Marguerite et son mari) pleurent la mort du grand. Pan, de François I, avec le berger Agapy ({ Amour); * djous trois exhalent leur douleur dans des méditations religieuses et dans des chants et se réunissent dans la cabane de Securus, où leur apparaît le Consolateur, … Paraclisis, envoyé par le Grand Pan et qui les réconÿ PUR et les engage à chanter <tout ur accord Puis-
que Pan est vivant non mort».
La <Comédie jouée au Mont de Marsan» (1547) est . plus curieuses encore et révélatrice des pensées les plus | intimes de Marguerite dans les dernières années de sa ve. Elle mel en présence trois figures allégoriques, la | Mondaine, la Superstilieuse et la Sage, et oppose en elles trois façons de penser et de comprendre la vie, … La Monduaine est matérialiste et avide de jouissances, : elle <aime son corps» <pour. ce que beau et plaisant je le voy» et n’a cure de son âme qu'elle ne peut <tou- L cher de l’œil ny de doy» ; la Superstitieuse, austère et 1 absorbée dans les pratiques ascéliques de Ta dévotion | représente VEglise du moyen-âge; dans la Sage, sententieuse et toute raisonnable, nous reconnaissons l'esprit du Calvinisme: Les exhortations que la Supersti- . tieuse et la Sage adressent à la Mondaine sont inter-
. rompues par l'entrée tumultueuse de la Ravie de Dieu,
Bibl. rom. 295,99. . ak