‹ ComédiesChapitre 68 sur 73 · COMÉDIE DU DÉSERT · texte numérisé non relu

COMÉDIE DU DÉSERT

v. 25. J'en ai affaire: allusion à la parole de

Jésus: <Le Seigneur en a besoin», lorsqu'il envoie

deux ‘disciples chercher l’ânesse et l’ânon (Matthieu

* XXI, 3), avant l'entrée à Jérusalem.

He Margüerite de Navarre.

v. 91s. Des formules analogues sont, employées par la Bergère dans la Comédie jouée au Mont de Marsan. |

v. 110. Cèste grande Piere: voy. Fulgentii espiscopi Ruspensis Sermo TT in purificatione beatæ Mariæ Virginis: lapis humilis abscissus de monte sine manibus . . . crescat in montem magnum impleatque universüum ‘orbem terrarum (Migne Patrologia 65 p. 839).

v. 118. Césure dite épique come. v. 735.

v. 191. Le Mouton et le Veau, l'hostie sanglante, ‘opposée à l'hostie pacifique, et symbolisant l’Ancienne Alliance comp. v. 689 ss.

v. 301. La verrière que traverse le rayon ‘du soleil sans la briser est une image traditionnelle de la virginité de Marie.

v. 311. Elisabeth dit à Marie: «Tu es bénie entre les femmes» (Luc I, 42).

v. b87—98. comp. Genèse IX, 8—17 (fin du déluge; l'arc, «signe de l'alliance» établie entre Dieu et «toute. chair qui est sur terre»).

v. 673. La colombe apporte à Noé <une branche d'olivier arrachée» (Genèse VIII, 11).

v. 682 ss. Ce passage, obscurci par des inversions audacieuses, semble signifier: <Celui qui entend bien l'harmonie de l'esprit (concordance entre l’image et son interprétation allégorique comp. Dés. 1295), va te voir, toi, Jésus, sous la cérémonie (le sacrifice de Melchisédec), mettant fin à tout sacrifice (oblation) ; il verra que c’est toi qui es Melchisédec, le prêtre dont homme vivant n'a pu connaître la race». Allusion-au passage mystérieux de la Genèse XIV, 18—20, où il est dit que <Melchisédec, roi de Salem, fit apporter

u pain et du vin. Or il était sacrificateur du Très- Haut. Et il bénit Abraham». Melchisédec est considéré comme un des prototypes de Jésus qui est désigné de grand sacrificateur eselon l’ordre de Melchisédec» (Epître de Paul aux Hébreux V, 10). Marpuerite veut dire que Jésus a supprimé les sacrifices sanglants de l’Ancienne Loi. <La figure accoustrée» désigne le sacrifice du pain et du vin de Melchisédec, qui n’est qu'une ombre, c.-à-d. un reflet, une allé: Sorie de la vérité (comp. Dés. 1312). la Sainte Cèné ët la mort expiatoire du Christ. Là encore Mar: guerite est dans la tradition de la théologie et de l'iconographie du moyen-âge. (v. E. Mâle, L'art re- ‘ip du XIIIe siècle, p. 187 s.).

- v. 743 ss. Allusion au livre scellé de sept sceaux Que seul peut ouvrir l'Agneau (Apocalypse V s.). Pour Marguerite ce livre est un rouleau fait de la peau du Christ que Charité dilate comme un parchemin.

> y. 958 <Gédéon, juge d'Israël, étendit une toison dans l'aire, et la rosée du ciel y descendit sans que l'aire fût mouillée. La toison où descend la rosée est la Sainte- -Vierge qui devient féconde; l'aire qui este sèche est sa virginité qui ne subit aucune atteinte» (Honorius d'Autun, Speculum ÆEeclesiae cité par E. Mâle. L'art religieux du XIII s. p. 180) comp. Livre des Juges VI, 36. 1.

» v. 1020. C. des C. If, 16. Mon bien aimé est à moi, je suis à lui.

v. 1039. ce bouquet de myrrhe: comp. C. des C: 13. Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de nyrrhe . Qui repose entre mes seins.

à v. 1015 ss. L'interprétation traditionnelle à vu dans ces paroles de Siméon à Marie: «une épée te

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| | \ ï * transpercera l'âme» (Luc II, 35) une allusion à la” douleur de Marie au pied de la Croix.

v. 1103 ss. Les présents offerts à Marie par les” “anges, fruit du dattier, poire de bon chrétien (ce nom se trouve aussi dans Rabelais IV. Livre, 54), pomme. d'amour, fleurs (pensées, lys, roses), miel, eau vive, prise au rocher d'où Moïse la fit couler au désert, confondue avec l’eau amère de Mara, ont un sens symbolique qui est expliqué par les vers 1128 $s. Le palmier fait partie du paysage dans les gravures | -et les peintures du XVI® siècle, représentant le repos au désert.

v. 1134 voy. I Samuel XIV, 27: Jonathan, fils de Saul, mange du miel qui coulait à la esurface de la terre» et <ses yeux furent éclaircis».

v. 1154 voy. Exode XV, 23—925. Les Israélites rencontrent dans le désert la source amère de Mara. L'Eternel indique à Moïse «un bois qu'il jeta dans d'eau. Et l’eau devint douce.» Par une interprétation allégorique ce bois désigne ici le bois de la croix (la grande vertu du bois).

v. 1163 voy. Matthieu IV, 4 et Luc IV, 4. «L'homme ne vivra pas de pain seulement.»

v. 1269. L’Eléphant considéré comme symbole de l’orgneil ?

v. 1440. Archelaüs: voy. Matthieu II, 22, s.

v. 1442. ce fin renard: allusion à la parole de

Jésus: <allez'et dités à ce renard» (Hérode) Luc XUT, 52:

. 1479 8s. Allusion à Matth. II, 22, 23: «Mais no appris qu’Archélaüs régnait sur la Judée à la place d'Hérode, son père, il craignit de s’y rendre; : et, divinement averti en songe, il se retira dans le

Comédies. LObbr

territoire de la Galilée, et vint demeurer dans une

ville appelée Nazareth, afin que s’accomplit ce qui avait été annoncé par les-prophètes : Il sera appelé

Nazaréen.» (Cette prophétie ne se trouve pas dans les textes re prophètes.)

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